"Agressif", "pas convaincante"... : les réactions politiques au débat de l'entre-deux tours

Orange avec Media Services, - Orange - 21/04
Emmanuel Macron "agressif" ou Marine Le Pen "fragile", la classe politique continue a réagir au débat de l'entre-deux tours. À quelques jours deux second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés au cours d'un débat dense et musclé, qui est resté courtois dans l'ensemble. Le président sortant s'est montré combatif, face à une opposante tenace. Et si les téléspectateurs ont préféré la prestation d'Emmanuel Macron, les soutiens des deux candidats ont, sans surprise, préféré les performances de leur candidat respectif. Ainsi, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe a souligné jeudi 21 avril sur RTL une "forme de fragilité" chez Marine Le Pen. "Marine Le Pen a centré toute sa campagne sur le pouvoir d'achat, elle en fait son étendard, a-t-il analysé. Je ne l'ai pas trouvé extrêmement convaincante." De son côté, le vice-président du RN, Louis Aliot, a critiqué Emmanuel Macron. "Je l'ai trouvé très agressif, avec des mimiques un peu bizarres. Il était approximatif et un peu fantaisiste sur les chiffres", a-t-il détaillé sur RTL. "Marine Le Pen a montré la solidité de son projet", a estimé le président par intérim du RN, Jordan Bardella. "Comme beaucoup de Français, j'ai été très surpris par l'attitude d'Emmanuel Macron, une attitude que j'ai trouvé arrogante, méprisante, avachi au fond de son fauteuil", a-t-il insisté, décrivant un "président sans fougue ni envie". Marine Le Pen "a changé le ton, mais sur le fond, elle n'a pas changé" a de son côté dénonce le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal. Il a également estimé que "quand on attaque sur la forme, c'est que l'on a assez peu de choses à dire sur le fond", en réponse à une question sur l'arrogance supposée d'Emmanuel Macron "Au cours de la campagne, elle est retombée soit dans ses incohérences, soit dans ses caricatures, a tranché le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur Europe 1. Le débat d'hier a d'ailleurs été intéressant de ce point de vue." Arrivé troisième à la présidentielle, l'insoumis Jean-Luc Mélenchon a regretté mercredi soir un "gâchis : le pays méritait mieux. Vivement le troisième tour", a-t-il réagi sur Twitter, en référence à son appel aux électeurs à lui donner une majorité aux législatives pour qu'il puisse être "Premier ministre" d'une cohabitation. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), qui a appelé à voter pour Marine Le Pen au second tour, a vivement critiqué Emmanuel Macron sur le nucléaire: "détruire la filière nucléaire avec (François) Hollande, fermer Fessenheim, puis prévoir l'ouverture de 50 parcs éoliens en mer qui vont défigurer nos côtes... et Macron veut nous faire croire qu'il est favorable au nucléaire ?"   Dans le parti d'Eric Zemmour (Reconquête), qui appelle aussi à voter Le Pen, l'eurodéputé et transfuge du RN Gilbert Collard a regretté vers 22H30 une discussion "lunaire": "les gens zappent après 30 à 60 minutes de débat et on n'a rien entendu sur McKinsey, peu sur les gilets jaunes, rien sur les privations de libertés, rien sur l'insécurité, sur l'immigration...", des thèmes abordés durant la suite de la soirée.

Orange avec Media Services, publié le jeudi 21 avril 2022 à 09h49

Emmanuel Macron "agressif" ou Marine Le Pen "fragile", la classe politique continue a réagir au débat de l'entre-deux tours. À quelques jours deux second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés au cours d'un débat dense et musclé, qui est resté courtois dans l'ensemble. Le président sortant s'...
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