Débat de l'entre-deux tours : la proposition de réforme des retraites d'Emmanuel Macron est "une injustice absolument insupportable", selon Marine Le Pen

Orange avec Media Services, - Orange - 20/04
Lors du débat de l'entre-deux tours ce mercredi 20 avril, les deux candidats à la présidentielle ont abordé le thème de la retraite, Emmanuel Macron souhaite le porter progressivement à 64 ou 65 ans, tandis que Marine Le Pen veut rester "entre 60 et 62 ans". 60, 62, 64 ou 65 ans ? Les deux candidats à la présidentielle ont évoqué l'âge de départ à la retraite ce mercredi 20 avril lors du débat de l'entre-deux tours. Emmanuel Macron souhaite le porter progressivement à 64 ou 65 ans, tandis que Marine Le Pen veut rester "entre 60 et 62 ans". La candidate du RN a assuré qu'avec elle les salariés "partiront à la retraite entre 60 et 62 ans" et que "pour avoir une retraite pleine, il leur faudra entre 40 et 42 annuités". Elle a aussi défendu un système "progressif" où "ceux qui auront eu un premier emploi significatif avant 20 ans pourront partir à la retraite à 60 ans, après 40 annuités". "Progressivement, au fur et à mesure de l'âge auquel on rentre dans le système, on atteindra maximum 42 annuités 62 ans", a-t-elle assuré. "C'est évidemment fort différent du projet de monsieur Macron qui veut faire travailler tout le monde jusqu'à 65 ans", a-t-elle ajouté, voyant là "une injustice absolument insupportable". Car "envisager que plus personne ne puisse avoir une retraite pleine, car plus personne n'arrivera à cet âge-là avec le nombre d'annuités qui va évidemment augmenter" est "profondément injuste" et "absolument pas justifié sur le plan budgétaire", a martelé Marine Le Pen. "Je veux garder ce trésor qu'est notre système par répartition" a répliqué Emmanuel Macron, selon qui "il n'y a qu'une manière de financer, c'est de travailler progressivement plus" avec d'une part "le plein emploi" mais aussi en "décalant l'âge légal" de départ à la retraite "de 4 mois par an". Cela signifie porter cet âge "en 2028 à 64 ans, et en 2031 à 65 ans", a-t-il ajouté, en défendant un dispositif de "carrières longues" et un autre de "pénibilité". "Vous vous proposez de supprimer le système de pénibilité, je pense que c'est une mauvaise idée", a assuré le chef de l'Etat. Il a aussi prôné de passer le montant minimum des retraites "à 1.100 euros" pour "ceux qui ont une carrière complète" et de "supprimer les principaux régimes spéciaux". Sur ce sujet des retraites aussi Emmanuel Macron a taclé son adversaire : "vous n'expliquez jamais comment vous financez (...) vous n'êtes pas honnête avec les gens" et "soit vous avez des impôts cachés, soit vous allez mettre en péril les pensions des retraités", a-t-il lancé. "Moi je ne veux pas augmenter les impôts", a conclu le président sortant. A couteaux tirés Durant la soirée, les deux finalistes à la présidentielle ont eu de vifs échanges en s'affrontant sur la Russie, l'économie, les prix de l'énergie ou encore l'Europe. Interrogés sur l'Ukraine, Emmanuel Macron, très offensif, a accusé sa rivale de "dépendre du pouvoir russe" et "de monsieur Poutine" pour avoir "contracté un prêt auprès d'une banque russe". "Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c'est ça le problème madame Le Pen", a déclaré le président-candidat, la candidate d'extrême droite répondant être "patriote (...) une femme absolument et totalement libre". Elle a accusé le chef de l'Etat d'avoir "une posture pas digne", jugeant son attaque "assez malhonnête". "C'est pas Gérard Majax ce soir madame Le Pen", "vous n'expliquez jamais comment vous financez vos projets, vous n'êtes pas honnête avec les gens", "le projet que vous portez est un projet de rétrécissement" : le président-candidat a multiplié les attaques sur tous les sujets. Notamment sur l'Europe. "Votre projet consiste à sortir de l'UE. Vous mentez sur la marchandise. L'Europe est une copropriété, on ne peut pas décider seul de ripoliner la façade", a-t-il accusé. Marine Le Pen venait de dire qu'elle souhaitait "rester dans l'Union européenne", mais "profondément la modifier pour faire émerger une 'alliance européenne des nations'". Abordant en premier la thématique du pouvoir d'achat, préoccupation numéro un des Français selon les sondages, les deux adversaires se sont accrochés sur leurs propositions respectives d'incitations à augmenter les salaires et primes, chacun accusant l'autre de faire croire que les hausses seront "automatiques". "Vous n'allez pas faire les salaires madame Le Pen". "Tout comme vous n'allez pas faire les primes monsieur Macron", se sont répondu les deux candidats. La cheffe de file du Rassemblement national a défendu sa proposition de geler "les cotisations patronales" en cas d'augmentation de "10% les salaires jusqu'à 3 fois le Smic".

Orange avec Media Services, publié le mercredi 20 avril 2022 à 23h12

Lors du débat de l'entre-deux tours ce mercredi 20 avril, les deux candidats à la présidentielle ont abordé le thème de la retraite, Emmanuel Macron souhaite le porter progressivement à 64 ou 65 ans, tandis que Marine Le Pen veut rester "entre 60 et 62 ans". 60, 62, 64 ou 65 ans ? Les deux candidats à la présidentielle ont évoqué l'âge de départ à la retraite ce mercredi 20 avril lors du débat de l'entre-deux tours. Emmanuel Macron souhaite le porter progressivement à 64 ou 65 ans, tandis que Marine Le Pen veut...
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