Guerre en Ukraine : les Russes et Biélorusses interdits de jouer à Wimbledon ?

LCI - 20/04
[VIDÉO] - Les joueurs russes et biélorusses vont se voir refuser leur participation à Wimbledon cet été. Une annonce, en attente d'officialisation, prise en raison de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie.

Les joueurs russes et biélorusses vont se voir refuser leur participation à Wimbledon cet été.

Une annonce, en attente d'officialisation, prise en raison de la guerre en Ukraine déclenchée par la Russie.

Wimbledon va-t-il se jouer sans Russes et Biélorusses ? Tout laisse penser que ce sera le cas. L'information a été révélée, mercredi 20 avril, par le New York Times, et a depuis été confirmée par de nombreux titres de la presse britannique, dont le réputé The Times. Les organisateurs du plus ancien tournoi du Grand Chelem seraient sur le point d'interdire aux joueuses et joueurs venant de ces deux pays de participer au prestigieux tournoi londonien, programmé du 27 juin au 10 juillet, en représailles de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, soutenue opérationnellement par la Biélorussie.

Depuis le 1er mars, outre l'annulation des tournois organisés à Moscou, les Russes et Biélorusses n'ont plus le droit de participer aux compétitions par équipes, comme la Coupe Davis ou la Billie Jean King Cup. Ils peuvent toutefois continuer à prendre part aux compétitions ATP et WTA, sous un drapeau neutre. Une indulgence vue d'un très mauvais œil. "Je pense qu'ils devraient également être interdits de jouer à titre individuel", a récemment affirmé Olga Savchuk, la capitaine ukrainienne de Billie Jean King Cup. "On ne peut pas se contenter d'une sanction contre 90% du peuple russe et 10% non."

Une mesure "inacceptable" pour le Kremlin

Si elle venait à être officialisée, la décision du All England Club exclurait, de fait, plusieurs gros noms du circuit. Bien qu'ayant pris position contre l'offensive russe en Ukraine, Andrey Rublev serait privé de compétition, à l'instar de Daniil Medvedev, numéro 2 mondial, Karen Khachanov et Aslan Karatsev, tous deux dans le Top 30 ATP. Il en serait de même pour le tableau féminin, qui se retrouverait orphelin des Biélorusses, Victoria Azarenka, ex-numéro 1 mondiale, et Aryna Sabalenka, numéro 4 mondiale et demi-finaliste à Wimbledon l'an passé, et de cinq joueuses russes classées dans le Top 40 WTA.

Une telle mesure serait "inacceptable", a fulminé Moscou, en réaction aux informations divulguées par la presse anglo-saxonne. "Une nouvelle fois, ils font des sportifs les otages de préjugés politiques, d'intrigues politiques et d'hostilités. (...) On ne peut que le regretter ici", s'est emporté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Vu que la Russie est un pays très fort en tennis, nos athlètes figurant au sommet des classements mondiaux, leur exclusion aura un impact sur la compétition elle-même."

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Comme évoquait par The Times, s'il était envisagé que les Russes et Biélorusses signent une déclaration, où ils acceptaient de ne faire aucun commentaire favorable à Vladimir Poutine, ce compromis aurait été finalement rejeté par les organisateurs de Wimbledon. Ils auraient estimé que de telles déclarations pourrait avoir un impact négatif sur leurs familles et leurs proches. 

Cette mesure d'exclusion devrait s'appliquer à tous les tournois britanniques sur gazon cet été. La Lawn Tennis Association (LTA), qui supervise les principaux tournois de préparation à Wimbledon, tels que le Queen's et Eastbourne, a fait savoir la semaine dernière qu'elle suivrait l'exemple du Grand Chelem londonien en la matière. Ce qui ne sera pas le cas de Roland-Garros (22 mai au 5 juin), où les Russes et Biélorusses, sous couvert de neutralité, seront les bienvenus.

Yohan ROBLIN

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