LES CHIRAC APPELLENT À VOTER MACRON
Claude Chirac, fille de l'ancien président Jacques Chirac, et son époux Frédéric Salat-Baroux, ex-secrétaire général de l'Élysée, ont appelé mardi à ce que "pas une voix ne manque à Emmanuel Macron" face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. "Comme l'a dit Jacques Chirac durant toute sa vie, l'heure est au combat contre l'extrémisme", soulignent-ils dans une déclaration à l'AFP, et, "derrière un entre-deux-tours en apparence banalisé, la situation est infiniment plus grave qu'en 2017 et 2002", où le FN (devenu RN) s'était déjà hissé au second tour.
"Derrière le jeu de rôle de l'affrontement, Marine Le Pen et Éric Zemmour vont ensemble", mettent-ils en garde, et "l'extrême droite n'a pas deux visages mais deux faces". "La première, en se concentrant sur les préoccupations du quotidien, s'est donné les moyens de la conquête du pouvoir alors que la seconde fédère et reconstruit une idéologie glaçante", jugent-ils. À leurs yeux, "face à cette réalité, la réponse n'est pas de dire 'pas une voix ne doit aller à Marine Le Pen', ce qui est une forme de non-décision et de laisser-faire", critique explicite de la position adoptée par les LR mais aussi LFI, "mais dans l'appel clair et net au vote Macron".
La famille Chirac ne donne pas pour autant quitus au président-candidat. Dans une allusion à la proposition de rassemblement formulée par Emmanuel Macron, elle estime notamment que "la réponse ne saurait être dans la constitution d'un vaste ensemble unique de gouvernement, avec pour seule alternative une extrême droite et une extrême gauche idéologiquement reconstruites".
L'élection présidentielle se tiendra dans cinq jours à compter de ce mardi 19 avril. Emmanuel Macron a tenu un meeting à Marseille, samedi, alors que Marine Le Pen en prévoit un jeudi 21 avril à Arras, dans le Pas-de-Calais, après en avoir tenu un jeudi 14 avril à Avignon, dans le Vaucluse.
Mercredi, les deux candidats se retrouveront pour leur seul débat de l'entre-deux-tours au cours d'une confrontation diffusée sur TF1 et LCI.
La semaine dernière, les deux finalistes se sont rendus coup sur coup. Le président-candidat et la candidate RN se sont en effet affrontés, vendredi 15 avril, sur un ton de plus en plus personnel. Pour Emmanuel Macron, le programme de sa rivale d'extrême droite n'est pas "la douceur incarnée". La présidence du président sortant a été "affreusement autoritaire", lui a répondu Marine Le Pen. Samedi, le chef de l'État a même lâché, à propos de sa rivale : "même incompétente, elle est climatosceptique".
Selon notre sondage quotidien, Emmanuel Macron creusait son avantage, lundi, dans les intentions de vote (54,5% contre 45,5% pour Marine Le Pen) mais avec une marge moindre qu'il y a cinq ans.
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