"Le front républicain n'est plus un réflexe naturel", selon Edouard Philippe

Orange avec Media Services, - Orange - 18/04
Au cours d'un entretien accordé au Figaro le 18 avril, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) et actuel maire du Havre estime que mettre dos-à-dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen est "irresponsable". Selon lui, l'élection ne lui paraît "pas joué" en raison d'une possible forte abstention, le 24 avril prochain. L'ancien Premier ministre et actuel maire du Havre (Horizons) se veut réaliste mais pas défaitiste. A la question sur l'utilité du front républicain à l'approche du second tour de l'élection présidentielle, il répond que "beaucoup de gens voteront pour le président de la République sans enthousiasme, sans en partager le programme, mais ils le feront parce qu’ils considèrent que la France irait bien plus mal avec Marine Le Pen". L'ancien locataire de Matignon tacle sans le nommer le candidat La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, arrivé troisième lors du premier tour du scrutin, avec 22% des suffrages :  "Envoyer la consigne "pas une voix à Marine Le Pen" laisse la porte évidemment ouverte à toutes les abstentions." Outre Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe fustige les responsables politiques : "Il y a chez les responsables politiques qui ne distinguent pas les deux candidats, une errance. Une prétention à la pureté qui s’exprime par le refus de choisir, c’est irresponsable. Comme disait Charles Péguy, "ils ont les mains propres mais ils n’ont pas de mains"". Même ligne que Macron sur la réforme des retraites Concernant la réforme des retraites, l'ancien chef du gouvernement abonde dans le sens d'Emmanuel Macron : "Il n’est pas revenu sur les points intangibles auxquels je crois profondément: le nécessaire équilibre des comptes, sans baisser le montant des pensions des futurs retraités ni écraser les travailleurs par des cotisations complémentaires. Il vaut mieux créer un surcroît de prospérité en travaillant, progressivement, plus longtemps. Je suis donc assez à l’aise avec sa proposition. Ce qui me paraît nécessaire, c’est de commencer vite à réformer. Ce sujet mérite d’être traité très tôt au début du prochain quinquennat." "Edouard Philippe se dit d'ailleurs favorable à un recul de l'âge de départ à la retraite, fixé entre 65 et 67 ans : "J’ai dit que l’ensemble des pays européens autour de la France avaient placé l’âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans. Je n’ai pas dit que je voulais forcément 67 ans. L’objectif n’est pas d’atteindre une date fétiche, mais de sauver le système." Soutien financier de Valérie Pécresse ? Alors que Valérie Pécresse a annoncé avoir déjà récolté 1,4 million d'euros sur les 5 millions dépensés pour sa campagne, l'édile du Havre ne s'interdit pas de l'aider à "titre personnel". "Il serait facile de dire: "Ils ont joué, ils ont perdu." "Ce n’est pas mon état d’esprit. Une démocratie vit toujours mieux quand la pluralité des positions s’exprime", a précisé l'ancien Premier ministre.

Orange avec Media Services, publié le lundi 18 avril 2022 à 20h13

Au cours d'un entretien accordé au Figaro le 18 avril, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron (2017-2020) et actuel maire du Havre estime que mettre dos-à-dos Emmanuel Macron et Marine Le Pen est "irresponsable". Selon lui, l'élection ne lui paraît "pas joué" en raison d'une possible forte abstent...
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