« M. Macron est fébrile et agressif avec un projet manifestement improvisé »

Géraldine Woessner, Florent Barraco - LePoint - 16/04
ENTRETIEN. Le conseiller de Marine Le Pen, Philippe Olivier, revient sur cette première semaine de campagne et jure que le scénario n’est pas joué.

À une semaine du second tour de la présidentielle, la campagne s'emballe. Après les résultats du 10 avril, les deux candidats ont repris la route pour convaincre avec deux stratégies différentes. Le président-candidat, presque absent avant le premier tour, se multiplie, allant au contact, débattant – à portée de claques – avec les Français et amendant son projet. Marine Le Pen, débarrassée d'Éric Zemmour, n'est plus abri et son projet est désormais scruté et attaqué. À Avignon (Vaucluse), la candidate du Rassemblement national a tenté de contourner le « front républicain » en appelant à faire barrage contre Emmanuel Macron. Le point d'orgue de cet entre-deux-tours sera bien évidemment le débat du 20 avril, à suivre sur Le Point.

Le conseiller Philippe Olivier revient sur cette campagne et explique en quoi cette présidentielle est différente de 2002 et 2017 où le RN (ex-FN) était déjà présent au second tour.

Le Point : À huit jours de l'élection, Emmanuel Macron mène une campagne éclair, certes, mais de terrain, n'hésitant pas à aller au-devant de ses détracteurs, quand Marine Le Pen privilégie conférences de presse et visites dans des territoires favorables. N'est-ce pas une erreur ?

Philippe Olivier, conseiller de Marine Le Pen, en 2018. © Olivier Corsan / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Philippe Olivier : Marine Le Pen a fait en quelques mois quelque quatre-vingts déplacements. Personne ne peut lui faire le grief de n'être pas sur le terrain et de ne pas rencontrer de citoyens...
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