L'ESA quitte les programmes lunaires de la Russie

Rémy Decourt - Futura Sciences - 14/04
Après avoir décidé de se passer des Russes pour sa mission ExoMars 2022, l’ESA annonce qu'elle cesse sa coopération avec Roscosmos pour les programmes à destination de la Lune. Contrairement à...

Après avoir décidé de se passer des Russes pour sa mission ExoMars 2022, l'ESA annonce qu'elle cesse sa coopération avec Roscosmos pour les programmes à destination de la Lune. Contrairement à ExoMars où c'est la Russie qui apportait des éléments à la mission, l'ESA devait fournir aux missions Luna des équipements de pointe. Ces instruments et systèmes ne sont pas pour autant abandonnés. Jugés prioritaires pour l'autonomie de l'ESA dans le domaine de l'exploration, ils voleront à bord d'autres missions... non russes.

Il y a quelques jours, on célébrait le Russe Youri Gagarine, premier humain à se rendre dans l'espace le 12 avril 1961. Depuis cette date, la Russie était devenue une puissance spatiale de premier plan mais qui avait perdu de sa superbe après l'éclatement de l'URSS et le coup d'arrêt de ses ambitions spatiales qui s'est ensuivi. Depuis, elle avait retrouvé son rang de puissance spatiale de premier plan mais sans jamais redevenir la numéro 1 qu'elle avait été.

Pour la décennie 2016-2025, elle s'était dotée d'un ambitieux programme qui devait lui permettre de retrouver son lustre d'antan avec son expertise dans les vols habités et ses formidables lanceurs. Elle comptait aussi s'appuyer sur de nombreux programmes en coopération principalement avec la Nasa, la Chine et l'Agence spatiale européenne. Surtout, cet énième programme devait lui permettre de combler son retard dans le domaine des services spatiaux et mieux concurrencer le secteur du New Space.

Et puis, elle décide d'attaquer l’Ukraine. La suite, on la connait. Les sanctions prises contre des pans entiers de son économie dans un très grand...
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