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Présidentielle : de Paris à Nancy, des étudiants protestent contre le duel de l'entre-deux-tours
LCI -
13/04
[VIDÉO] - Plusieurs centaines d'étudiants ont bloqué les locaux de leurs établissements mercredi, à la Sorbonne notamment.
Ils protestent contre les résultats du premier tour, renvoyant dos à dos les deux finalistes.
Les contestataires leur reprochent de ne pas prendre en compte leurs revendications sociales et écologistes.
Plusieurs centaines d'étudiants ont bloqué les locaux de leurs établissements mercredi, à la Sorbonne notamment.
Ils protestent contre les résultats du premier tour, renvoyant dos à dos les deux finalistes.
Les contestataires leur reprochent de ne pas prendre en compte leurs revendications sociales et écologistes.
En 2002, lorsqu'à la surprise générale Jean-Marie Le Pen accédait au second tour, des milliers de jeunes avaient déferlé dans les rues pour protester contre le Front national. Vingt ans plus tard, ce mercredi, plusieurs centaines d'étudiants se sont mobilisés cette fois contre le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, refusant d'adopter une consigne de vote face à deux finalistes qui, selon eux, bafouent l'un et l'autre leurs préoccupations. À Paris et Nancy, ils ont bloqué des bâtiments universitaires pour faire entendre leur voix dans l'entre-deux-tours et alerter sur les questions écologiques ou sociales.
À Paris, plusieurs centaines d'entre eux ont participé à partir de la mi-journée à une assemblée générale interfacs dans un amphithéâtre à la Sorbonne pour décider de la mobilisation à suivre. "Il y a environ 150 à 200 personnes de facultés différentes qui sont toujours dans l'amphithéâtre à la Sorbonne et qui ont voté l'occupation. Des négociations sont en cours avec la présidence", a expliqué à l'AFP en fin de journée Nathan Kohn, étudiant en droit à Paris 1.
"Une révolte en réaction à l'affiche de l'entre-deux-tours"
Selon Le Monde, ils étaient même de 500 étudiants mobilisés. "On ne donne pas de consignes de vote mais par contre, on appelle à la mobilisation, au blocus, à l’action", ont scandé ces jeunes qui pour beaucoup ont voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour, rapporte le journal. À la mi-journée, un mouvement de foule pour tenter d'entrer dans la Sorbonne s'est créé à l'entrée de l'université, étudiants et vigiles ayant été bousculés, sans faire de blessés, selon divers témoignages d'étudiants.
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"Il y a une mobilisation de jeunesse, une révolte en réaction à l'affiche de l'entre-deux tours", a indiqué à l'AFP Victor Mendez, président de l'Unef Nanterre, présent à la Sorbonne. "C'est un ras-le-bol par rapport à l'aggravation de la précarité, par rapport à l'avenir qui nous est laissé en ce qui concerne l'état de la planète".
Dans un communiqué publié mardi sur ses réseaux sociaux, l'Unef a toutefois demandé de ne donner "aucune voix à l'extrême droite" et appelé "la jeunesse à se mobiliser dans les urnes" le 24 avril. "Le Rassemblement national, tout comme les mouvements politiques d'extrême droite qui émergent, ne sont pas des partis comme les autres", écrit le syndicat, tout en affirmant que le gouvernement est "responsable de l'implantation durable des idées d'extrême droite".
Sur le campus, quelques rares voix disaient craindre les répercussions d'une abstention massive des jeunes sur le vote : "Avec les 32 % de scores cumulés de Marine Le Pen, Eric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, je pensais qu’il y aurait une réaction énorme, mais c’est comme si la jeunesse ne prenait pas la mesure", témoigne Camille, un étudiant en lettres, auprès du Monde.
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