Créatifs et ambitieux, les jeunes de la diaspora formés en France, aux États-Unis, ou sur le reste du continent africain sont de plus en plus nombreux à rentrer en République démocratique du Congo, avec la conviction que l'avenir se construit là, et maintenant. Est-ce le rebond de la croissance du PIB que le FMI estime à + 6,1 % pour l'année 2022, la reprise des activités du secteur minier, voire l'inflation modérée qui attirent ? Si le rebond économique se confirme après une année de récession historique et que de plus en plus de repats y croient, l'environnement des affaires reste globalement difficile dans le plus grand pays francophone du monde. La RDC n'occupe que la 183e position (sur 190 pays) du classement Doing Business. Les autorités n'ont que tout récemment pris conscience du poids de la diaspora dans le développement économique du pays. Alors que les Congolais de l'extérieur ont toujours tenté l'aventure du retour, il a fallu attendre l'arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi en 2019 pour qu'un cadre institutionnel soit envisagé afin d'encadrer le retour des talents de l'extérieur dont le nombre exact n'est pas officiellement connu, faute de statistiques. À l'avant-garde de ce changement de paradigme, depuis Paris où elle a grandi, étudié et commencé sa carrière dans le management, Charlotte Kalala a décidé, il y a cinq ans, de créer une plateforme intitulée Congo Na Paris pour connecter les membres de la diaspora et des Congolais sur place. D'abord un événement culturel, Congo Na Paris est rapidement devenu une mine d'informations pour qui veut investir dans l'immobilier au Congo, trouver un emploi, ouvrir un compte en banque, se lancer dans l'entrepreneuriat. Toujours entre deux avions, Charlotte Kalala, qui a sauté le pas en rentrant en RDC l'an dernier, ne joue pas pour autant ...
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