POLITIQUE - Les dernières intentions de vote de l’élection présidentielle ont été publiées ce vendredi soir. Conformément à la loi, les instituts de sondage n’ont pas le droit de publier de nouvelles enquêtes ce samedi 9 avril ni durant la journée du premier tour dimanche. Le compilateur que nous nous publions est donc l’ultime photographie de l’opinion avant le scrutin.
Et que fait-elle ressortir? Que l’écart entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron n’a jamais été aussi faible. À tel point qu’on peut se demander si l’ordre d’arrivée que l’on croyait établi depuis des semaines restera le même après le verdict des urnes. La candidate d’extrême droite ne pointe en effet qu’à 2 points du président candidat; l’écart entre les deux était de 10 points il y a un mois.
C’est qu’entre-temps, les deux rivaux connaissent des dynamiques inverses. Après avoir tutoyé les 30% en moyenne, le chef de l’État a perdu plus de trois points (à cause de la polémique McKinsey, de la fin de l’effet drapeau et d’un programme mal expliqué) pour finir à 26,2%. Cela reste supérieur à ses 24% de 2017, mais la tendance n’est pas bonne pour celui qui n’a jamais quitté la première place des intentions de vote.
C’est donc tout le contraire pour la cheffe de file du Rassemblement national. À 24,2%, la députée RN du Pas-de-Calais n’en finit plus d’augmenter; elle a gagné près de sept points depuis mars et pointe désormais largement au-dessus de ses 21,4% d’il y a 5 ans.
Derrière le duo, la dynamique est positive pour Jean-Luc Mélenchon. Dans la dernière ligne droite de la campagne, le candidat de l’Union populaire atteint lui aussi son meilleur score (17,4%). Mais le député insoumis des Bouches-du-Rhône reste à 6,5 points de la qualification au second tour. Est-ce pour autant perdu pour lui? Ce n’est que dimanche à 20 heures qu’on le saura.
Éric Zemmour aussi veut croire que ce n’est pas perdu pour lui. Mais l’espoir est presque nul pour le candidat d’extrême droite qui est désormais installé sous la barre des 10%. Avec 8,8%, l’ancien journaliste est largement distancé. Même constat pour Valérie Pécresse qui pointe à 8%, un score qui est bien inférieur à celui qui était le sien avant sa victoire au congrès des Républicains.
Pour les sept autres candidats, les fluctuations sont minimes au cours des derniers jours, Yannick Jadot menant toujours le bal des plus “petits candidats”. L’eurodéputé passe tout de même sous la barre fatidique des 5% (4,8% en moyenne) mais il reste dans les eaux du record d’un écologiste à la présidenti...
[Courte citation de 8% de l'article original]