ISLAMABAD, Pakistan – La Cour suprême du Pakistan a annulé jeudi la décision du Premier ministre Imran Khan de dissoudre le Parlement, ouvrant la voie à un vote de censure largement attendu pour le démettre de ses fonctions et offrant une victoire majeure aux dirigeants de l'opposition, qui ont déclaré que M. Khan avait tenté un « coup d'État ouvert ».
M. Khan, la star internationale du cricket devenu politicien, et ses alliés ont dissous le Parlement dimanche, bloquant ainsi un vote de censure. Cette décision a plongé le pays dans une crise constitutionnelle et a fortement aggravé l'instabilité politique qui secoue le Pakistan depuis des semaines.
Les développements récents ont ravivé les craintes de troubles dans ce pays doté de l'arme nucléaire de 220 millions d'habitants qui a connu des coups d'État militaires répétés depuis sa fondation il y a 75 ans.
La perspective que M. Khan soit évincé par des partis d'opposition, d'anciens alliés et des transfuges au sein de son propre parti au Parlement est susceptible de nuire à sa capacité à rallier un large soutien avant les prochaines élections. Bien qu'aucun Premier ministre au Pakistan n'ait jamais terminé un mandat complet de cinq ans, M. Khan serait le premier à être démis de ses fonctions lors d'un vote de censure.
Dans son verdict de jeudi, le tribunal a convenu que cette décision violait la Constitution et a ordonné que le vote de défiance ait lieu samedi matin. S'il perd ce vote, comme prévu, un gouvernement intérimaire sera formé et le pays se préparera aux é...
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