Election présidentielle 2022 : interview de Emmanuel Macron

LCI - 06/04
[VIDÉO] - Emmanuel Macron était l'invité de "Dix minutes pour convaincre, mes 100 premiers jours", ce mercredi sur TF1. Le candidat de la République En Marche a détaillé ses premières mesures s'il était réélu le 24 avril prochain.
L'essentiel

Emmanuel Macron était l'invité de "Dix minutes pour convaincre, mes 100 premiers jours", ce mercredi sur TF1. Le candidat de la République En Marche a détaillé ses premières mesures s'il était réélu le 24 avril prochain.

Si Emmanuel Macron, candidat de la République En Marche, était réélu président, son premier geste symbolique sera de se rendre auprès des soldats blessés, dans un des hôpitaux militaires français. "Je l'avais fait il y a cinq ans, c'est un geste de respect, de considération pour ceux qui se battent pour notre liberté". "Sur un plan plus personnel, j'irais fleurir la tombe de ma grand-mère, dans mes Pyrénées si chères", a-t-il ajouté.

S'il est réélu, la première mesure d'urgence d'Emmanuel Macron concernera le pouvoir d'achat. Face aux conséquences de la guerre en Ukraine sur le prix des matières premières, il propose de "maintenir un bouclier pour le prix du gaz et de l'électricité et maintenir la ristourne à la pompe" si les prix continuaient de s'envoler. Le candidat veut aussi instaurer la prime de pouvoir d'achat à 3 000 euros, et indexer les pensions des retraites dès l'été pour faire face à l'inflation.

Dans son programme, le candidat de la République En Marche prévoit de donner "plus de liberté pédagogique" pour les professeurs et "la possibilité de bâtir un projet pédagogique" pour les directeurs et directrices d'écoles, de collèges et de lycées. "Il est important que nos professeurs soient mieux reconnus, mieux rémunérés, que nos enfants soient plus heureux et que les parents aient une réponse à leurs angoisses", a-t-il déclaré.

Interrogé sur l'affaire McKinsey et l'ouverture d'une enquête par le Parquet national financier, Emmanuel Macron estime que "c'est très bien que le juge, les contrôleurs fiscaux se saisissent d'une affaire quand on dit qu'une entreprise aurait fraudé". "La justice ne se saisit pas de l'usage d'un cabinet de conseil, elle se saisit d'une fraude fiscale", a-t-il expliqué. Par contre, il défend le recours aux prestations des cabinets extérieurs et annonce qu'il faut faire attention à ce que cela respecte les règles des marchés publics et que cela soit utilisé à bon escient.

Il est ensuite revenu sur les propos du Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui a dénoncé ses négociations avec Vladimir Poutine au sujet de l'Ukraine. "Ses propos sont infondés et scandaleux, mais ils ne m'étonnent pas. Il s'immisce dans la campagne politique française. Le Premier ministre polonais est d'un parti d'extrême droite, il a reçu Mme Le Pen, il la soutient", riposte-t-il.

La rédaction TF1 Info

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