Flash-back. En 2007, l'Espagnol Paco Plaza et son pote Jaume Balagueró réalisent à quatre mains l'ultra-angoissant REC : un huis clos sanglant dans un immeuble madrilène infesté de zombies enragés, contaminés par un virus d'origine surnaturelle. À l'instar de Cloverfield ou du Projet Blair Witch, le film est alors tourné en caméra subjective sur le mode d'images d'archives retrouvées après les événements (les initiés appellent cela le found footage) et suit les pas d'une journaliste TV commençant un reportage sur l'intervention des pompiers dans l'édifice infesté. À l'écran, le spectateur terrifié voit ainsi tout ce que capte la caméra de Pablo, le cadreur de la reporter Angela lui-même effrayé par l'action ou le carnage en cours. Tension maximale. Triomphe en Espagne et ailleurs, REC s'impose comme un sommet instantané du cinéma d'horreur, de même que sa suite tournée deux ans plus tard (on peut oublier le catastrophique troisième volet). La franchise permet à Paco Plaza de graver son nom au panthéon des maîtres de la terreur espagnole aux côtés de Nacho Cerdá (Aftermath), Álex de la Iglesia (Le Jour de la bête), Narciso Ibáñez Serrador (Les Révoltés de l'an 2000) ou Juan Carlos Fresnadillo (28 semaines plus tard).
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Retour au présent : en 2022, avec Abuela (« grand-mère », en espagnol), Plaza délaisse l'hémoglobine et les séances de mutilations variées pour décrire le cauchemar de Susana, mannequin en...
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