Une condamnation unanime. Au lendemain de la découverte de plusieurs centaines de cadavres de civils dans la ville de Boutcha, au nord-est de Kiev, la capitale ukrainienne, l'Occident a qualifié la scène de "crime de guerre". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit, dimanche 3 mars, "profondément choqué par les images de civils tués à Boutcha".
Les États-Unis et l'Otan ont, eux aussi, exprimé dimanche leur horreur tandis que le chancelier allemand, Olaf Scholz, a réclamé de nouvelles sanctions contre la Russie. "Nous déciderons de nouvelles mesures entre Alliés dans les prochains jours", a assuré ce dernier. Au total, les corps de 410 civils ont pour le moment été retrouvés dans les territoires de la région de Kiev récemment repris aux troupes russes, a annoncé dimanche la procureure générale d'Ukraine, Iryna Venediktova.
Un génocide à Boutcha, d'après Kiev. Dans son habituel message nocturne, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé, dimanche, la Russie de commettre un "génocide" en Ukraine pour éliminer "toute la nation". "Je veux que tous les dirigeants de la Russie voient comment leurs ordres sont exécutés", a-t-il déclaré. Le chef d'État a ajouté qu'un "mécanisme spécial" allait être créé pour enquêter sur tous les "crimes" russes.
Moscou dénonce une opération de propagande. De son côté, le ministère russe de la Défense a assuré que ses forces n'avaient pas tué de civils à Boutcha. "Pendant la période au cours de laquelle cette localité était sous le contrôle des forces armées russes, pas un seul résident local n'a souffert d'actions violentes", a déclaré l'administration russe. Et d'affirmer que les images de cadavres dans les rues de la ville étaient "une nouvelle production du régime de Kiev pour les médias occidentaux".
L'offensive reste puissante dans le sud. Une série d'explosions ont secoué, dimanche matin, la ville Odessa. Elle accueille le principal port de l'Ukraine, sur la mer Noire, dans le sud-ouest du pays. Selon l'armée ukrainienne, aucune victime n'a été à déplorer. Pour les Russes, les frappes ont "détruit une raffinerie et trois sites de stockage de carburants et de lubrifiants". Par ailleurs, une personne a été tuée et 14 blessées dans une frappe russe à Mykolaïv, ville-verrou sur la route d'Odessa, selon le gouverneur local.
Les soldats russes ne laissent aucune place à la résistance. Les forces russes ont ouvert le feu, dimanche, pour disperser une manifestation contre leur présence à Khakovka, ville occupée du sud de l'Ukraine, faisant un nombre indéterminé de blessés, a affirmé Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien.
Un hôpital touché. Dans l'est de l'Ukraine, une frappe russe sur un hôpital à Roubijne a fait un mort et trois blessés, selon le gouverneur de la région. Des centaines de personnes fuyaient, dimanche, la ville de Kramatorsk, dans l'est de l'Ukraine, par peur d'une possible offensive russe sur cette partie du pays, a constaté l'AFP. Au moins sept personnes ont été tuées et 34 blessées dans une frappe russe, dimanche, sur un quartier d'habitation à Kharkiv, grande ville du nord-est de l'Ukraine.
Des avancées dans les pourparlers ? Le négociateur en chef russe dans les pourparlers de paix avec l'Ukraine, Vladimir Medinski, a salué, dimanche, une position "plus réaliste", selon lui, de Kiev, prêt sous conditions à accepter un statut neutre du pays, réclamé par Moscou. "La partie ukrainienne a adopté...
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