Ce que la Tunisie inspire à Saber Mansouri

Hassina Mechaï - LePoint - 09/04
CRITIQUE. Avec « Sept Morts audacieux et un poète assis », l’écrivain et essayiste tunisien revient sur ce qui a conduit la Tunisie à ouvrir la « voix » et à lancer sa révolution.

C'est le troisième roman de l'auteur tunisien, après Une femme sans écriture (Seuil, 2017) et Je suis né huit fois (Seuil, 2013). Huit, ils le sont précisément dans son nouveau roman. 7 + 1. Sept morts et un poète survivant. Un chiffre lancinant qui, horizontalisé, est symbole de l'infini. De l'éternel retour aussi. Celui de la mémoire et du souvenir évidemment.

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Le décor de l'histoire

Nous sommes à la source de l'Aube, en janvier 2011. Une semaine après la fuite piteuse de Ben Ali en Arabie saoudite. Face au tribunal populaire et aux institutions politiques, huit prévenus. Trois sœurs et cinq frères. Faites entrer la journaliste qui a commis la gaffe du siècle, le commerçant pieux, le futur homme politique qui revient de loin, l'historien de Groix, le médecin qui ne voulait pas soigner le notable de Tunis et l'avocate qui a perdu tous ses procès politiques, le poète assis, l'homme perché sur la colline bleue. Ceux-ci doivent avouer leur méfait majeur : un coup d'État.

Saber Mansouri, Sept morts audacieux et un poète assis. Elyzad, 384 p., 22 €

Le roman part en appui chronologique de la date du 26 mai 202...
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