Le projet de loi sur le contrôle des capitaux avalisé par le gouvernement avec de légères modifications

LOrientLeJour - 30/03
Les ministres n’ont pas passé en revue les 29 points inscrits à l’ordre du jour, mais se sont tout de même penchés sur le dossier de la sécurité alimentaire.Alors que les tensions (re)montent...

Alors que les tensions (re)montent depuis quelques jours entre le secteur bancaire et les déposants, victimes de restrictions massives sur leurs comptes depuis le début de la crise, le Conseil des ministres s’est réuni mercredi après-midi à Baabda sous la présidence du chef de l’État Michel Aoun, pour examiner un ordre du jour de 29 points, dont la sécurité alimentaire et surtout le projet de loi consacré au contrôle des capitaux. Le texte, qui doit réglementer les restrictions mises en place par les banques sans cadre légal depuis le début de la crise, avait été rejeté par les commissions parlementaires mixtes lundi, qui y avaient relevé plusieurs vices de forme, dont le fait qu’il n’émanait pas du gouvernement, avant d’être finalement retiré de l’ordre du jour de la séance plénière de la Chambre mardi.

L’objectif du gouvernement mercredi était donc de s’y replonger pour tenter de mitonner un projet de loi qui satisferait le Fonds monétaire international, dont les représentants sont arrivés aujourd'hui à Beyrouth pour une nouvelle visite, et qui pourrait être assumé par le Parlement à l’approche des élections législatives prévues en mai.

En début de séance, le Premier ministre Nagib Mikati a appelé toutes les parties prenantes à « prendre leurs responsabilités dans l’attente d’un accord avec le FMI », ajoutant que « toute la communauté internationale soutient le gouvernement ». Une référence probable aux dissensions politiques – à des fins électorales – qu’il avait dénoncées la veille au Parlement, assurant qu’il « ne se laisserait pas entraîner ...
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