Au commencement était Wordle.
Un petit jeu sympathique qui, en six coups maximum, fait deviner un mot de cinq lettres en indiquant celles qui sont bien placées et les autres au fil des propositions. À mi-chemin entre le Mastermind, le Scrabble et MOTUS. Idéal pour les pauses pendant le boulot, inoffensif, logique, gratifiant. Pas franchement compliqué.
Puis, un jour, Cémantix arriva.
Vous savez quel est le point commun entre un cheval, une juridiction, un carburateur, un escargot et un utérus? Eh bien ce sont des mots qu'on jette à l'aveugle dans Cémantix, afin de tenter d'obtenir un indice sur LE MOT à trouver.
Quand ma cousine (je ne lui parlerai plus jamais) m'a envoyé un lien vers ce jeu, j'ai trouvé ça rigolo et réjouissant. Naïve que j'étais, je croyais tomber sur un jeu de mots ordinaire que mon encyclopédique culture allait résoudre en un clin d'œil, ce qui me permettrait de briller en société, d'épater mes enfants, de frimer sur mes réseaux et peut-être même de me faire remarquer de Bernard Pivot ou de François Busnel qui me contacterait pour me demander mais combien de livre avais-je donc bien pu lire pour avoir un si grand nombre de vocables dans ma besace, dispenser tant de synonymes intelligents, bref, tuer le game comme on dit en français, avec une telle maestria et une pareille vélocité, et surtout une si incroyable modestie.
Ce jeu est particulièrement sadique parce qu'il a une certaine logique mais pas tout à fait.
Après tout, les règles sont hyper simpl...
[Courte citation de 8% de l'article original]