Guerre en Ukraine : avancée des négociations, frappe meurtrière à Mykolaïv... Le point sur la situation

LCI - 30/03
[VIDÉO] - Au 34ème jour du conflit russo-ukrainien, des pourparlers ont eu lieu en Turquie. Des bombardements russes continuent d'entraîner la mort de civils, notamment à Mykolaïv. TF1Info dresse un récapitulatif des faits qui ont marqué ces 24 dernières heures.
L'essentiel

Au 34ème jour du conflit russo-ukrainien, des pourparlers ont eu lieu en Turquie.

Des bombardements russes continuent d'entraîner la mort de civils, notamment à Mykolaïv.

TF1Info dresse un récapitulatif des faits qui ont marqué ces 24 dernières heures.

Au 34ème jour depuis le début de la guerre en Ukraine, les bombardements russes continuent de réduire Kharkiv, Marioupol ou encore Mykolaiv, principales villes ukrainiennes, en amas de débris. En revanche, les troupes russes battent en retraite à Kiev et ses environs, tandis que le flux de réfugiés ukrainiens tend à légèrement diminuer. Dans le même temps, sur la scène internationale, des pourparlers ont eu lieu à Istanbul, en Turquie, entre les délégations russe et ukrainienne afin de trouver une sortie de crise.  Selon, le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia, les conditions sont désormais "suffisantes" pour que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président russe, Vladimir Poutine, se rencontre pour la première fois.

Bientôt une rencontre Zelensky-Poutine ?

POURPARLERS RUSSO-UKRAINIENS D'ISTANBUL. Les délégations russe et ukrainienne ont entamé leurs négociations à Istanbul ce mardi matin dans le palais de Dolmabahçe, après avoir été accueillies par le président turc qui les exhorte à mettre un terme à la "tragédie" que constitue l'invasion de l'Ukraine par les troupes de Moscou. Alors que c'était la première fois que les délégations des deux pays se retrouvaient en présence (après plusieurs rounds de pourparlers en visioconférence), les conditions pour une première rencontre depuis le début de l'invasion russe le 24 février entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et son homologue russe, Vladimir Poutine, sont désormais "suffisantes", a affirmé le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia. "Les résultats de la réunion d'aujourd'hui (à Istanbul, ndlr) sont suffisants pour une rencontre au niveau des chefs d'État", a-t-il indiqué. Depuis le début du conflit, Moscou a toujours refusé une telle proposition de Kiev.

Lors de ces pourparlers russo-ukrainiens d'Istanbul, le président ukrainien a, lui aussi, perçu des signaux "positifs", mais il n'a pas "l'intention de relâcher" ses efforts militaires. "Nous pouvons dire que les signaux que nous entendons dans les négociations sont positifs", a déclaré Voldymyr Zelensky dans une vidéo postée sur Telegram, "mais ils ne taisent pas les explosions ou les obus russes". "L'armée russe a toujours un potentiel important pour poursuivre les attaques contre notre État", a-t-il souligné. Pour le président ukrainien, "il ne faut pas s'attendre à ce que les négociations entraînent la levée des sanctions contre la Fédération de Russie", prévenant que "cette question-là ne peut être envisagée qu'une fois la guerre terminée".  

ÉCHANGE ENTRE MACRON ET POUTINE. Pas d'évacuation possible des civils de Marioupol "à ce stade", a conclu l'Élysée ce mardi après l'entretien téléphonique entre les présidents français et russe. Emmanuel Macron a insisté pour un cessez-le-feu, tandis que Vladimir Poutine a demandé que les Ukrainiens déposent d'abord les armes. Lors de cet échange, qui a duré environ une heure, Emmanuel Macron a évoqué les négociations en Turquie, où Vladimir Poutine lui a confié avoir vu des "avancées", mais a surtout centré la discussion sur l'évacuation des civils de Marioupol, toujours impossible. En effet, près de 170.000 civils seraient toujours piégés dans la ville portuaire assiégée de Marioupol, selon les estimations des services français, qui constatent aussi une dégradation catastrophique de leurs conditions de vie, sans eau, électricité, ni nourriture. Le président français a donc réclamé une trêve à Marioupol, pour permettre l'acheminement d'aide humanitaire et l'évacuation de civils, sans obtenir gain de cause jusqu'ici, même si Vladimir Poutine lui a promis "d'y réfléchir et de revenir" vers lui.

SUSPENSION DE DECATHLON EN RUSSIE.  Le ...
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