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En déplacement à Dijon, Emmanuel Macron s'est défendu de mener une politique exclusivement de droite
LCI -
28/03
[VIDÉO] - Pour son premier déplacement de campagne, Emmanuel Macron s'est rendu en terre socialiste.
Le candidat a cherché à reprendre le positionnement "ni de droite, ni de gauche", qu'il avait adopté en 2017 et sur la base duquel il avait été élu.
Il a cependant été vivement interpellé sur la question du pouvoir d'achat.
L'essentiel
Pour son premier déplacement de campagne, Emmanuel Macron s'est rendu en terre socialiste.
Le candidat a cherché à reprendre le positionnement "ni de droite, ni de gauche", qu'il avait adopté en 2017 et sur la base duquel il avait été élu.
Il a cependant été vivement interpellé sur la question du pouvoir d'achat.
C'est une coloration sociale que le président-candidat a cherché à donner à son déplacement en terre socialiste, à Dijon, ce lundi. S'affichant aux côtés de deux ténors du PS, le patron des sénateurs LREM François Patriat et le maire de la ville, François Rebsamen, nouvellement rallié à son mouvement, Emmanuel Macron s'est rendu dans un lycée professionnel, puis a visité une maison d'associations. Défendant son quinquennat, il a tenté de reprendre le positionnement "en même temps" qu'il avait adopté lors de sa campagne de 2017.
"Quand on marche, il faut deux jambes, la droite et la gauche"
"Ces cinq dernières années l'ont montré. On a fait des réformes que les gens venant de la droite n'avaient jamais voulu, ou pu, ou su faire ; et elles nous ont permis de financer des politiques sociales que les gens de gauche n'avaient jamais faites", a-t-il notamment affirmé.
Une semaine après avoir présenté un programme qui a été considéré par beaucoup comme penchant à droite, le candidat a donc insisté sur l'équilibre de ses propositions. "Quand on marche, il faut deux jambes, la droite et la gauche, et il faut mettre l'une après l'autre pour pouvoir avancer", a argumenté le président candidat.
Ses propositions n'ont pas plu à tout le monde. Mais Emmanuel Macron a été vivement interpellé sur son souhait de conditionner le revenu de solidarité active à une quinzaine d'heures d'activités. "Avec 575 euros, on ne vit pas !", a lancé une dame aux cheveux courts, lors d'un échange avec les habitants d'un quartier populaire de Dijon. "Pour moi, c'est insupportable ce que vous avez dit sur le RSA", a-t-elle ajouté.
Certains Français ont également exprimé leur inquiétude sur la question du pouvoir d'achat. "Est-ce que vous trouvez ça normal que je n'arrive plus à vivre de mes revenus ?", l'a interpellé un agent commercial de 46 ans. "Tout flambe (...) Mettez-vous à la place d'une famille française. Ça ne peut plus durer, les gens vont péter un câble !", lui lance-t-il sur un ton décidé, mais courtois.
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Face à une nouvelle hausse des prix des carburants, provoquée par la guerre en Ukraine, le pouvoir d'achat est effectivement devenu un thème dominant dans cette campagne. Tentant de se défendre, le chef de l'État a insisté sur la remise à la pompe de 18 centimes ou encore sur le "bouclier tarifaire" pour limiter le prix du gaz, tout en reconnaissant qu'il n'y avait "pas d'argent magique" et a rappelé que les entreprises allaient "devoir accompagner leurs employés". "Moi, les 20 milliards (d'euros), je ne m'en rends pas compte !", l'a coupé le père de famille, peu convaincu.
Aurélie Loek
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