Scandale des Ehpad : le PDG d’Orpea présente ses excuses après une inspection administrative

LCI - 27/03
[VIDÉO] - Une inspection administrative a confirmé une partie des accusations du livre "Les Fossoyeurs". Des "dysfonctionnements graves" au sein du groupe d'Ehpad privés Orpea ont été révélés. Le PDG du groupe, Philippe Charrier, a pris la parole dans Le Figaro.
L'essentiel

Une inspection administrative a confirmé une partie des accusations du livre "Les Fossoyeurs".

Des "dysfonctionnements graves" au sein du groupe d'Ehpad privés Orpea ont été révélés.

Le PDG du groupe, Philippe Charrier, a pris la parole dans Le Figaro.

Philippe Charrier s'est exprimé "au nom d'Orpea". Dans un entretien accordé au Figaro, le PDG du groupe a présenté "ses excuses les plus sincères aux résidents et aux familles" après les accusations du livre Les Fossoyeurs mettant en avant des "dysfonctionnements graves" au sein du groupe d'Ehpad privés. "Nous allons nous améliorer", a promis l'ex-président non exécutif du conseil d'administration d'Orpea, qui a pris le relai d'Yves Le Masne, limogé au début du scandale. 

Une inspection administrative a confirmé une partie des accusations révélées par Victor Castanet. Selon le ministère chargé de l'Autonomie, le rapport des Inspections générales des Finances (IGF) et des Affaires sociales (IGAS) fait état de "dysfonctionnements significatifs dans l'organisation du groupe, au détriment de la prise en charge des résidents". "Les dysfonctionnements relevés" sont liés "le plus souvent (à) une pénurie de professionnels du soin et de l'accompagnement touchant l'ensemble du secteur", a défendu le PDG d'Orpea auprès du Figaro. 

Cependant, Philippe Charrier affirme avoir pris "toute la mesure de l'émotion légitime suscitée par ces dysfonctionnements". 

Il n'y a pas chez Orpea de système organisé qui aboutirait à de la maltraitance

Philippe Charrier, PDG d'Orpea

Tout en prenant "acte de la décision de la ministre de transmettre le rapport au procureur de la République", Philippe Charrier "regrette" que le rapport "ne soit ni rendu public ni mis à disposition des parties prenantes". À ses yeux, il "permet de conclure" qu'"il n'y a pas chez Orpea de système organisé qui aboutirait à de la maltraitance". 

Par ailleurs, le gouvernement a exigé le remboursement de dotations publiques présumées détournées de leurs fins. "Le rapport relève 20 millions d'euros d'excédent en quatre ans, soit 1,5% des dotations publiques perçues sur la période", a répondu Philippe Charrier dans l'entretien au Figaro, affirmant que ces excédents "n'ont eu aucun effet sur les profits du groupe".  

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Ces sommes "résultent de l'entrée en vigueur en 1917 de la loi d'adaptation de la société au vieillissement", qui visait à aller vers une "convergence tarifaire" entre Ehpad publics et Ehpad privés, sous-dotés par rapport aux publics, indique le patron d'Orpea. Ce dernier sera d'ailleurs entendu mercredi matin par la commission d'enquête du Sénat crée après la révélation du scandale Orpea. 

Julien Vattaire avec AFP

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