Ai Weiwei fait ses débuts à l'opéra de Rome, avec un Turandot de circonstance

LE FIGARO - 26/03
Accompagnée de la grande cheffe d'orchestre ukrainienne Oksana Lyniv, le metteur en scène plonge le temps d'une soirée le public dans l'univers chaotique du monde actuel.

Un argument écrit en lettres de sang, une princesse despotique, une Ukrainienne au pupitre: Ai Weiwei n'était pas maître des horloges, mais en montant à Rome son Turandot, l'artiste chinois dissident fait tonner l'actualité.

Dès les cinq premières notes lugubres de l'opéra inachevé de Giacomo Puccini, le public est plongé dans un univers chaotique et violent et l'artiste, qui fait ses débuts à l'opéra, n'accorde aucun répit au spectateur. Turandot, dont la première publi...
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