Hausse des prix des carburants : cette compagnie maritime bretonne a trouvé la parade

LCI - 24/03
[VIDÉO] - En Bretagne, la compagnie maritime qui assure la liaison entre le continent et les îles de Molène et d'Ouessant, a trouvé des moyens de faire des économies sur le carburant des bateaux. Sa méthode ? Réduire légèrement la vitesse de navigation. De quoi maintenir le prix des billets.
L'essentiel

En Bretagne, la compagnie maritime qui assure la liaison entre le continent et les îles de Molène et d'Ouessant, a trouvé des moyens de faire des économies sur le carburant des bateaux.

Sa méthode ? Réduire légèrement la vitesse de navigation.

De quoi maintenir le prix des billets.

À 7h30, sur le port de Brest (Finistère), le bateau pour les îles de Molène et d'Ouessant fait son plein. Avec un carburant de plus en plus cher, la compagnie maritime a dû trouver des idées pour économiser. "Baisser la vitesse de nos bateaux d'un nœud a été une solution pour faire face à cette hausse des prix du carburant. Ce bateau contient 25.000 litres de carburant. Et chaque semaine, nous y gagnons 5000 litres en baissant uniquement la vitesse de nos bateaux", explique David Roulleaux, directeur de la compagnie Penn Ar Bed. 

La compagnie fait donc environ 10.000 euros d'économies par semaine. Réduire la vitesse permet de moins solliciter le moteur et donc de consommer moins. "On perd un nœud, ce qui fait à peu près 2 km/h. En comparaison d'une voiture, ce serait comme de rouler 130 à 110 km/h sur l'autoroute", détaille Alexandre Le Faou, chef mécanicien du navire Fromveur II.

"On profite un peu plus longtemps de la traversée"

Le capitaine doit tout de même jongler entre plusieurs paramètres, comme la météo, la marée et les temps de chargements. "L'opération consiste à ajuster l'ensemble de ces paramètres de sorte à arriver peut-être avec un peu de retard, mais de partir quand même à l'heure et réussir ce pour quoi on est là : le service public dans les îles", précise Jérôme Colomb, à la tête de l'équipage, dans la vidéo du 13H de TF1 en tête de cet article.

La durée de la traversée augmente forcément : de dix minutes pour Ouessant et de cinq minutes pour Molène. À bord, les passagers ne s'en plaignent pas. Un homme nous confie même qu'il ne "savait pas" que la compagnie avait réduit légèrement la vitesse du navire. "Ça ne nous dérange pas du tout", ajoute-t-il. "On profite un peu plus longtemps de la traversée. Et en plus, il fait super beau donc aucun problème", nous affirme une autre passagère. 

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D'autant que la pratique n'a aucune incidence sur le prix du billet. De quoi contenter, là encore, les passagers. "Diminuer la vitesse pour garder le même prix, je suis tout à fait d'accord", acquiesce une femme. "Ça fait du bien au porte-monnaie". 

D'autres compagnies ont aussi choisi de réduire leur vitesse de traversée, comme les vedettes de Bréhat, dont les navires voguent désormais à quatre nœuds de moins.

La rédaction de TF1info | Reportage T. Lagoutte, A. Janssens

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