Qui est Loïk Le Priol, principal suspect du meurtre du rugbyman Federico Martin Aramburu ?

LCI - 23/03
Considéré comme le principal suspect après l'assassinat samedi à Paris de Federico Martin Aramburu, Loïk Le Priol a été interpellé mardi soir en Hongrie. Il est soupçonné, avec un autre homme interpellé ce mercredi matin dans la Sarthe, d'avoir tiré sur le sportif.
L'essentiel

Considéré comme le principal suspect après l'assassinat samedi à Paris de Federico Martin Aramburu, Loïk Le Priol a été interpellé mardi soir en Hongrie.

Il est soupçonné, avec un autre homme interpellé ce mercredi matin dans la Sarthe, d'avoir tiré sur le sportif.

Selon nos informations, il s'apprêtait à rejoindre l'Ukraine quand les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris l'ont arrêté. Considéré comme le principal suspect après le meurtre samedi dernier du rugbyman Federico Martin Aramburu sur le boulevard Saint-Germain-des-Prés à Paris, Loïk Le Priol, 27 ans, a été arrêté mardi soir en Hongrie, peu après la mise en examen de sa compagne. 

Un autre suspect présent au moment du drame et qui lui aussi aurait fait feu sur l'ancien sportif a été interpellé ce mercredi matin dans la Sarthe.

 TF1info revient sur le parcours de Loïk Le Priol, déjà bien connu des services de police.

Un ancien militaire

Loïk Le Priol a été formé après sa scolarité à l'École des mousses de la Marine nationale à Brest, entre 2010 et 2011. Il a été affecté au commando marine de Montfort au sein duquel il a participé à des opérations extérieures au Mali et à Djibouti entre 2013 et 2015.

Il a été rapatrié en France en juillet 2015 sur recommandation des médecins militaires en raison d'un état de stress post-traumatique sévère. Il a été radié pour motifs disciplinaires, selon la Marine nationale.

Membre du Gud

Loïk Le Priol est connu pour avoir été un membre aussi du GUD, Groupe Union Défense. Bien connue pour ses actions violentes, très active dans les années 1970, cette organisation étudiante française d'extrême droite a été dissoute en 2017. Loïk Le Priol est aussi un proche de Génération identitaire et des Zouaves Paris. 

Génération identitaire (GI) était une association loi 1901 jusqu'à sa dissolution le 3 mars 2021. Créée en 2012, GI est accusée d'"incitation à la discrimination, à la haine et à la violence" et d'avoir la "volonté d'agir en tant que milice privée".

Les Zouaves Paris (ZVP) sont revenus dans la lumière début décembre, soupçonnés d'avoir participé aux violences qui ont visé des militants antiracistes lors d'un meeting du candidat d'extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour en décembre à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Dans la foulée, le gouvernement a annoncé le 5 janvier la dissolution de ce groupe informel apparu en 2017 et qui rassemble une vingtaine de membres. Il est accusé d'être "à l'origine de nombreux (...) agissements violents", de "propager un discours ouvertement raciste" et de diffuser "régulièrement des images reprenant les symboles de l'idéologie nazie".

Condamné pour des violences

Connu des services judiciaires, Loïk Le Priol a déjà été condamné à l’âge de 19 ans pour des violences et à quatre mois de prison avec sursis à 23 ans pour des violences volontaires en réunion et conduite en état d’ivresse, selon les informations du journal Marianne. 

Une terrible agression filmée en 2015

Loïk Le Priol est surtout tristement connu pour une violente agression survenue en octobre 2015 à Paris. Cet automne-là, il est avec quatre autres comparses, au domicile d'un ancien chef du GUD.  La victime est dénudée, lynchée et humiliée tandis que la scène est filmée. Loïk Le Priol et un autre sont les principaux acteurs du passage à tabac et des menaces.

Mediapart a diffusé une partie des vidéos et publié des photos de la victime. Celle-ci se prend des claques, des coups. On entend plusieurs voix d'hommes, dont celle de Loïk Le Priol, lui dire entre autres : "Lève-toi", "T'as parlé faut assumer", "T'as trop parlé",  "Tu vas payer pour ce que tu as dit", "T'es qu'une merde", "Le peu de Français que t'avais en toi, tu l'as même pas porté tes couilles", "C'est toi le patron du GUD? T'es qu'une merde", "T'as une dernière chance de te lever sinon on te fout à poil". Les menaces sont mises à exécution. 

La victime est frappée, mise à nue, contrainte de s'agenouiller, puis de s'allonger. Les menaces fusent. Mediapart rapporte d'autres propos de Loïk Le Priol, "Tu sais que j'en ai buté plus d'un des mecs là-bas" en référence à ses missions en tant que militaire. "Le coupe-gorge, ça va très vite tu le sai...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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