Alors que l'inflation progresse à son rythme le plus rapide en 40 ans, le président Biden a identifié un nouveau coupable qui, selon lui, contribue à alimenter la flambée des prix américains : les navires océaniques qui transportent chaque année des conteneurs remplis de produits étrangers vers les côtes américaines.
Les prix des expéditions ont grimpé en flèche depuis la pandémie, alors que la demande croissante de nourriture, de canapés, d'appareils électroniques et d'autres biens est entrée en collision avec les fermetures d'usines et de ports, ce qui a entraîné une pénurie d'espace sur les navires océaniques alors que les pays se faisaient concurrence pour acheminer les produits des côtes étrangères vers les leurs.
Le prix du transport d'un conteneur de la Chine vers la côte ouest des États-Unis coûte 12 fois plus qu'il y a deux ans, tandis que le temps nécessaire à un conteneur pour effectuer ce voyage a presque doublé. Cela a fait grimper les coûts pour les entreprises qui s'approvisionnent en produits ou en pièces détachées à l'étranger, se répercutant sur ce que les consommateurs paient.
M. Biden s'est engagé à essayer de réduire les coûts en augmentant la concurrence dans l'industrie du transport maritime, qui est dominée par une poignée de transporteurs maritimes étrangers. Il a cité les bénéfices records de l'industrie et a demandé à son administration de fournir davantage de soutien aux enquêtes sur les violations des lois antitrust et autres pratiques déloyales.
Le Congrès envisage également une législation qui donnerait plus de pouvoir à la Federal Maritime Commission, une agence indépendante qui contrôle le transport maritime international au nom des entreprises et des consommateurs américains.
Le projet de loi, qui bénéficie d'un soutien bipartisan, autoriserait la commission à prendre des mesures contre les comportements anticoncurrentiels, obligerait les compagnies maritimes à se conformer à certaines normes de service et réglementerait la manière dont elles imposent certains frais à leurs clients. M. Biden pousse les législateurs à ajouter une disposition qui permettrait à la commission et au ministère de la Justice d'examiner les demandes de nouvelles alliances entre entreprises pour des questions antitrust et de rejeter celles qui ne sont pas dans l'intérêt public.
La Chambre a adopté sa version du projet de loi en décembre; il faut la concilier avec une version sénatoriale.
Mais on ne sait pas dans quelle mesure une surveillance et une application accrues du gouvernement rédu...
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