Enquête ouverte pour "harcèlement moral" contre l'ex-secrétaire d'État Nathalie Elimas

LCI - 18/03
[VIDÉO] - L'ex-secrétaire d'État Nathalie Elimas fait l'objet depuis jeudi d'une enquête préliminaire pour "harcèlement moral", révèle l'AFP ce vendredi. Mi-janvier, elle avait déjà fait l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Sous la pression, elle avait quitté le gouvernement le 5 mars dernier.
L'essentiel

L'ex-secrétaire d'État Nathalie Elimas fait l'objet depuis jeudi d'une enquête préliminaire pour "harcèlement moral", révèle l'AFP ce vendredi.

Mi-janvier, elle avait déjà fait l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Sous la pression, elle avait quitté le gouvernement le 5 mars dernier.

Une enquête préliminaire a été ouverte jeudi pour "harcèlement moral" visant l'ex-secrétaire d’État Nathalie Elimas après des accusations de collaborateurs et un signalement de l'administration, a indiqué ce vendredi le parquet de Paris, sollicité par l'AFP. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Des faits de "harcèlement", voire de "maltraitance" reprochés à l'ex-secrétaire d'État dans une autre enquête

Mi-janvier, l'AFP avait révélé que Nathalie Elimas faisait l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de l'enseignement supérieur et de la recherche (IGESR) après des signalements internes quant à des "dysfonctionnements" au sein de son cabinet relatifs "aux relations de travail". Plusieurs sources, qui ont préféré garder l'anonymat, avaient indiqué à l'agence de presse que la secrétaire d’État se voyait reprocher des faits de "harcèlement", voire de "maltraitance", sur des collaborateurs. Une demi-douzaine de personnes en auraient été victimes, selon deux personnes qui ont travaillé depuis juillet 2020 au sein du cabinet de cette spécialiste des ressources humaines.

Au moins trois sources avaient aussi souligné que l'emploi au sein du cabinet d'un très proche de l'ex-secrétaire d'État, décrit par l'une de ces sources comme "intouchable", serait l'un des volets de cette enquête administrative. Cette enquête avait débouché sur un signalement à la justice, reçu le 10 mars par le parquet de Paris.

Une plainte déposée par Nathalie Elimas

Mi-février, un pré-rapport interne avait également été remis à Jean Castex. Selon deux sources interrogées par l'AFP, les témoignages visant l'ex-secrétaire d'État étaient "concordants", "graves" et "accablants". À la suite de cela, le Premier ministre s'était entretenu avec la secrétaire d’État pour "lui demander des explications" et Nathalie Elimas avait "refusé l'option" du départ du gouvernement. Elle l'a finalement quitté le 5 mars. 

Samedi dernier, estimant être victime de "dénonciation calomnieuse", Nathalie Elimas a porté plainte. "Devant l'importance prise par cette affaire, j'ai décidé de me défendre et de franchir une première étape, en déposant plainte pour dénonciation calomnieuse", avait-elle indiqué. "Voilà plusieurs semaines que je suis salie et calomniée dans les médias qui reprennent des accusations portant gravement atteinte à mon honneur et à ma dignité", a-t-elle justifié auprès de l'AFP.

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Âgée de 48 ans, Nathalie Elimas était entrée au gouvernement en juillet 2020 après avoir été élue en 2017 députée MoDem (majorité présidentielle) du Val-d'Oise.

Charlotte Anglade avec AFP

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