Présidentielle 2022 : quel est le bilan d'Emmanuel Macron sur le pouvoir d'achat ?

LCI - 17/03
[VIDÉO] - Dans un contexte international marqué par l'envolée des prix, le pouvoir d'achat s'impose comme le thème central de l'élection présidentielle. Une note de l'OFCE publiée jeudi fait le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron en la matière. Le pouvoir d'achat a augmenté de 0,9% par an en moyenne depuis 2017.
L'essentiel

Dans un contexte international marqué par l'envolée des prix, le pouvoir d'achat s'impose comme le thème central de l'élection présidentielle.

Une note de l'OFCE publiée jeudi fait le bilan du quinquennat d'Emmanuel Macron en la matière.

Le pouvoir d'achat a augmenté de 0,9% par an en moyenne depuis 2017.

La flambée des prix de l'énergie, amorcée en 2021 et aggravée par le conflit en Ukraine, a remis le pouvoir d'achat au cœur des préoccupations des Français. À trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, il s'impose comme le thème central de la campagne. Un enjeu pris en compte par le gouvernement, qui a adopté des mesures d'urgence depuis l'automne, avec l'indemnité inflation, le chèque énergie et le "plan de résilience" présenté mercredi par Jean Castex. 

Il s'est imposé également aux candidats à l'élection présidentielle, qui multiplient les propositions pour limiter la flambée des prix de l'énergie ou améliorer le pouvoir d'achat à court ou moyen terme des Français. 

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Au cours de son quinquennat, Emmanuel Macron, qui en avait déjà fait un objectif prioritaire en 2017, a pris des mesures, notamment fiscales, destinées à améliorer le niveau de vie des Français. À l'issue, quel est son bilan ? Une note publiée jeudi par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) donne une idée des grandes tendances observées au cours des cinq dernières années. 

Une hausse moyenne de 0,9% par an

D'après l'OCFE, qui synthétise un certain nombre d'indicateurs, dont ceux fournis par l'Insee, le pouvoir d'achat des Français a augmenté de 0,9% par an et par unité de consommation. Une évolution moyenne qui n'a rien de nouveau : au cours des trois dernières décennies, la hausse se situe autour de 0,95% (soit 300 euros) par an. 

L'évolution au cours du dernier quinquennat peut toutefois être comparée, avantageusement, avec celles des deux précédents. Après une période faste (1,8% de hausse annuelle entre 1997 et 2008), le quinquennat de Nicolas Sarkozy, heurté par la crise financière, avait été marqué par une croissance beaucoup plus faible du pouvoir d'achat (0,2% par an). Celui de François Hollande a connu la même tendance (0,1% par an). La principale nouveauté du quinquennat d'Emmanuel Macron consiste dans les mesures fiscales qui ont, contrairement aux précédents mandats, contribué positivement à la hausse du pouvoir d'achat. 

Cette évolution positive a pu être, tempère l'OFCE, appuyée par l'adoption de mesures socio-fiscales, mais aussi par la dynamique du marché de l'emploi, avec plus d'un million d'emplois créés entre 2017 et 2021, soit une hausse de 2,4% de la masse salariale. Aussi, insiste l'étude, il reste compliqué de distinguer, "à ce stade, ce qui est dû aux choix de politique économique faits au cours du mandat de ce qui est dû aux évolutions conjoncturelles", mais aussi de mesures décidées par les prédécesseurs de l'actuel président. 

Une croissance plus importante chez les plus modestes

Malgré tout, le cumul du contexte économique et des mesures prises pour le pouvoir d'achat permet de tirer plusieurs enseignements, d'après la synthèse de l'OFCE. La hausse annuelle de 0,9% du pouvoir d'achat serait le produit combiné des mesures socio-fiscales (0,4 point), dont la suppression de la taxe d'habitation est l'un des éléments les plus emblématiques, et de la progression des revenus (0,5 point). 

À l'issue du quinquennat, c'est le revenu disponible des 10% des ménages les plus modestes qui a crû de la manière la plus significative (en proportion), avec une hausse cumulée de 6% - soit 600 euros - depuis 2017. Les ménages aux revenus médians ont également bénéficié nettement de cette hausse. 

Les 10% de foyers les plus aisés ont connu, par comparaison, une hausse de 3% de leur revenu disponible, ces derniers ayant notamment profité des réformes de la fiscalité sur le capital m...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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