Des nouvelles ont été ajoutées en tête de listes.
Remontez pour les voir.
Inscription à la newsletter
Non, les Russes n’ont pas bombardé une maternité désaffectée à Marioupol
LCI -
12/03
[VIDÉO] - Cette semaine, le bombardement russe d'une maternité à Marioupol a marqué les esprits.
Mais celle-ci n’était plus en fonction, a expliqué Moscou, photo à l’appui.
Cette image renvoie en fait à un centre de loisirs pour adolescents.
L'essentiel
Cette semaine, le bombardement russe d'une maternité à Marioupol a marqué les esprits.
Mais celle-ci n’était plus en fonction, a expliqué Moscou, photo à l’appui.
Cette image renvoie en fait à un centre de loisirs pour adolescents.
Les images de l’hôpital de Marioupol en fumée ont fait le tour du monde cette semaine. Ces photographies du bombardement russe sur cette maternité de la ville ukrainienne ont par ailleurs été authentifiées par des témoins sur place. C'est sans compter la désinformation du camp russe, qui a cherché à modifier la réalité de l'attaque.
HANDOUT / NATIONAL POLICE OF UKRAINE / AFP
En effet, Moscou a tenté de minimiser le bombardement, expliquant qu’il ne s’agissait pas là du bon hôpital : le bâtiment attaqué serait vide en réalité et aurait été pris pour cible à cause de son occupation par des hommes d’Azov, régiment nationaliste de l’armée ukrainienne. Dans un tweet, l’Ambassade de Russie en Israël a publié une image d’un autre immeuble avec pour commentaire : "La vérité est que la maternité n'était plus en fonction depuis le début de l'opération spéciale militaire russe en Ukraine. Les médecins ont été chassés du bâtiment par des militants du bataillon nationaliste Azov".
(capture écran)
Or, le bâtiment mentionné par la Russie n’est pas du tout une maternité. Grâce à des images satellites, nous avons pu retrouver le bâtiment figurant sur cette image. S’il existe bien et qu’il se trouve à Marioupol, il se situe à plus de 10 km de la maternité bombardée. De plus, il ne s’agit pas d’un hôpital mais d’un centre de loisirs pour adolescents.
Quant à la maternité qui a été visée par l’explosion cette semaine, le média ABC a pu démontrer que celui-ci accueillait toujours des patients au moment de l’invasion russe, le 24 février dernier, en se rendant sur place le 2 mars. De plus, l’établissement a lancé un appel aux dons d’essence le même jour. Dans un post sur Facebook, il a indiqué à sa communauté avoir "besoin de carburant diesel, d’essence 1-95, de contenants pour le carburant" et de "filtres à osmose inverse" pour "assurer le fonctionnement" de l’hôpital".
Dans cette guerre, l'objectif des Russes est de semer le doute en permanence. En citant le bataillon Azov dans leur message, ils visent ce groupe paramilitaire ukrainien d'extrême droite de quelques milliers d'hommes. Que Moscou évoque régulièrement pour parler de la dénazification qu'il prétend vouloir mener en Ukraine.
Vous souhaitez nous poser des questions ou nous soumettre une information qui ne vous paraît pas fiable ? N'hésitez pas à nous écrire à l'adresse [email protected]. Retrouvez-nous également sur Twitter : notre équipe y est présente derrière le compte @verif_TF1LCI.
Benjamin Dard
Sur lemême thème
Tags
#L'info passée au crible
#fake news
#Russie
#Vladimir Poutine
Topics
InternationalInvasion russe en Ukraine : Poutine poursuit l'escalade
Articles
"Une attaque atroce" : les images du bombardement de l'hôpital de Marioupol en une de la presse internationale
Ukraine : plusieurs morts, dont une fillette, dans le bombardement d'un hôpital pour enfants de Marioupol
VIDÉO - Ukraine : un hôpital pour enfants bombardé à Marioupol, au moins 17 blessés
Guerre en Ukraine : Kharkiv toujours sous les bombes, au moins quatre morts
Ukraine : les bombardements contre Kharkiv sont un "crime de guerre", dénonce le président Zelensky
Guerre en Ukraine : la résistance de Kiev déjoue le scénario d'une attaque éclair
Guerre en Ukraine : les combats se multiplient dans le p... [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...
🍪
Le modèle économique de notre site repose sur l'affichage de publicités personnalisées basées sur l'utilisation de cookies publicitaires. En continuant votre visite sur notre site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Politique de confidentialité