"Si on tombe, vous tombez" : le Parlement ukrainien diffuse une vidéo choc de Paris sous les bombes

LCI - 12/03
[VIDÉO] - Alors que les troupes russes progressent, l'Ukraine critique les Occidentaux, qui n'en feraient pas assez pour assurer sa protection. Pour tenter d'éveiller les consciences, la Rada, le Parlement ukrainien, a publié vendredi une vidéo ultra réaliste dans laquelle Paris se fait bombarder.
L'essentiel

Alors que les troupes russes progressent, l'Ukraine critique les Occidentaux, qui n'en feraient pas assez pour assurer sa protection.

Pour tenter d'éveiller les consciences, la Rada, le Parlement ukrainien, a publié vendredi une vidéo ultra réaliste dans laquelle Paris se fait bombarder.

Paris pilonnée par les bombes, sous l'œil paniqué de vidéastes amateurs et les cris d'horreur des civils. Les images donnent la chair de poule. Et c'est bien là l'effet attendu par la Rada. Le Parlement ukrainien a publié, vendredi 11 mars sur son compte Twitter, une vidéo aux effets spéciaux ultra réalistes de 45 secondes, destinée à l'Union européenne, accusée de ne pas en faire assez pour protéger le pays, envahi par les Russes depuis le 24 février. "Vous pensez que ça ne vous concerne pas ? Aujourd'hui c'est l'Ukraine, demain, ce sera toute l'Europe", écrit la Rada. "Si on tombe, vous tombez", ajoute-t-elle.

Si les 27 ont exclu toute adhésion rapide de l'Ukraine, le pays veut rappeler que la guerre menée par Vladimir Poutine les menace tout autant. "Ce sont déjà les frontières de la France ou de l'Allemagne que nous défendons", affirmait ainsi, vendredi sur LCI, Igor Zhovkva, chef délégué de l'administration présidentielle à Kiev.

"Fermez l'espace aérien ou donnez-nous des soldats", réclame la Rada, alors que l'option d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine a été catégoriquement exclue par les États-Unis comme l'Otan. "La question a été évoquée et les Alliés sont convenus que nous ne devrions pas avoir d’avions de l'Otan opérant dans l’espace aérien ukrainien ou des troupes de l’Otan au sol, car nous pourrions nous retrouver avec une guerre totale en Europe", a expliqué, le 4 mars, le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Le lendemain, le maître du Kremlin, Vladimir Poutine, a confirmé qu'il considérerait une telle zone "comme une participation au conflit armé".

Mardi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé les "promesses" non tenues des Occidentaux pour protéger l'Ukraine des bombardements russes. "Cela fait treize jours qu'on entend des promesses. Treize jours qu'on nous dit qu'on nous aidera dans le ciel, qu'il y aura des avions, qu'on nous les livrera", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram. "Mais la responsabilité pour cela repose aussi sur ceux qui n'ont pas été capables de prendre une décision en Occident depuis 13 jours (...). Sur ceux qui n'ont pas sécurisé le ciel ukrainien des assassins russes", a-t-il fustigé.

Moscou menacée de nouvelles "sanctions massives" par l'UE

Réunis à un sommet à Versailles vendredi, les pays de l'UE ont néanmoins menacé Moscou de nouvelles "sanctions massives". "Si (le président russe Vladimir) Poutine intensifie les bombardements, fait le siège de Kiev, s'il intensifie encore les scènes de guerre, nous savons que nous devrons prendre encore des sanctions massives", a déclaré Emmanuel Macron à la presse à l'issue de deux jours de réunion avec les dirigeants européens. Le président français n'a ainsi pas exclu que l'UE puisse s'en prendre ultérieurement aux importations de gaz ou de pétrole, jusqu'ici épargnées en raison de leur coût pour les Européens, très dépendants des hydrocarbures russes. "Rien n'est interdit, rien n'est tabou", a-t-il lancé.

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