POLITIQUE - Moins d’un mois. Il ne reste que 29 jours avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu dimanche 10 avril. Alors que nous entrons enfin dans le vif de la campagne, la guerre en Ukraine continue de mobiliser une grande partie de l’attention médiatique et politique.
Mais ce conflit aux portes de l’Union européenne a aussi des conséquences sur le scrutin à venir. Cela se voit dans notre compilateur de sondages (lire la méthodologie en fin d’article) que nous publions depuis septembre 2021.
Officiellement en lice depuis une semaine, Emmanuel Macron est aujourd’hui le grand favori à sa succession. Le président candidat tire d’ailleurs un bénéficie de la guerre aux portes de l’Union européenne. En première ligne de la riposte occidentale à Vladimir Poutine (c’est lui qui a organisé le sommet de Versailles), il a vu ses intentions de vote s’envoler depuis la fin du mois de février; elles atteignent aujourd’hui 31,3%.
À l’inverse, Éric Zemmour pâtit largement de la situation et le candidat d’extrême droite est désormais loin derrière Marine Le Pen;à 17,4%, elle est à son plus haut depuis le début de l’année. L’ancien journaliste est à la lutte pour la troisième place avec Valérie Pécresse qui n’en finit plus de décrocher depuis le mois de janvier et avec Jean-Luc Mélenchon qui connaît à l’inverse une dynamique positive depuis février. Ils sont tous les trois entre 11,5 et 12% de en moyenne.
Au-delà de ces cinq candidats qui espèrent rallier le second tour, deux (Yannick Jadot et Fabien Roussel) regardent surtout la barre des 5% qui permet d’être remboursé de ses frais de campagne. Les autres se battent pour exister, mais la bataille s’annonce compliquée.
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