Que proposent les candidats à l'élection présidentielle pour améliorer l'égalité femmes-hommes, lutter contre la précarité des femmes ou contre les violences sexuelles et sexistes ? Huit candidats, Marine Le Pen, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Pécresse, Emmanuel Macron, Eric Zemmour, Fabien Roussel et Anne Hidalgo ont pu développer leurs projets face à un panel de six lectrices du magazine Elle, partenaire de LCI.
Nous vous proposons ici une synthèse de leurs propositions, candidat par candidat.
Pour améliorer la santé des femmes. "Les femmes ont des problèmes spécifiques, elles ont besoin d'avoir accès à des gynécologues et elles en trouvent de moins en moins. En France, il n'y en a pas dans 13 départements. Il faut qu'il y en ait partout. Je pense aussi que les sages-femmes doivent être plus nombreuses, que leurs salaires doivent être revalorisés".
"La santé des femmes recule dans notre pays. La mortalité infantile augmente en France, c'est peut-être la conséquence de la dégradation de la prise en charge des femmes dans notre pays", juge la candidate. Marine Le Pen propose également de rembourser intégralement la contraception, même au-delà de 25 ans.
Pour lutter contre la précarité. "Je veux augmenter le minimum retraite et le minimum vieillesse à 1000 euros. Par ailleurs, je double l'aide pour les familles monoparentales."
"J'ai fait du pouvoir d'achat la priorité de cette campagne. L'intégralité des mesures que je propose vise à rendre 150 à 200 euros par mois et par Français."
Pour lutter contre le harcèlement de rue. Le candidat écologiste juge que le harcèlement de rue est "insupportable". Il propose notamment que "plus de policiers soient sur le terrain" et soient "formés" sur la question. Yannick Jadot propose également que les plaintes pour viol ou tentative de viol puissent être déposées "dans les hôpitaux ou les centres médicaux".
Pour rendre certains métiers plus accessibles aux femmes. Yannick Jadot regrette que certains métiers soient plus plébiscités par les hommes que par les femmes. "L'imaginaire de l'ingénieur est masculin", déplore-t-il. Il souhaite "faire en sorte que les métiers scientifiques et manuels soient également accessibles aux filles et aux garçons, avec des professionnelles qui viennent raconter leurs métiers" à l'école, avant le lycée.
Pour améliorer le congé parental. Pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes face au travail, Yannick Jadot propose de mettre en place un congé parental de "16 semaines pour les deux parents, dont 8 obligatoires". "C'est indispensable, une mesure d'apaisement dans la société", juge-t-il.
Pour lutter contre le cyberharcèlement. Pour Jean-Luc Mélenchon, "le cyberharcèlement est un phénomène nouveau, aucune génération politique n'a eu à s'y interroger jusqu'ici. Il faudra mettre en place une ample police du cyberespace".
"Je crois beaucoup à la place particulière de l'éducation. Il y a un problème dans l'éducation des garçons. Il faut valoriser les bons comportements, stigmatiser les mauvais. Ensuite, il y a la répression, qui doit être graduée."
Contre le harcèlement dans les transports, le candidat insoumis estime en outre que "ce qu'il nous manque partout, c'est la présence humaine. Il faut des référents en uniforme dans les trains".
Pour l'emploi des femmes. Jean-Luc Mélenchon promet que "tous les CDD de toute la fonction publique seront titularisés" dès qu'il sera élu.
Le candidat LFI veut également augmenter les salaires des femmes. "Je veux augmenter les salaires de 10%, puisque l'écart avec les hommes est de neuf points. Il y aura donc une prime de 10%."
Pour l'égalité des droits. La candidate des Républicains, Valérie Pécresse, prône "l'égalité des droits pour toutes les femmes". "J'ai dû me battre dans un parti un peu moins féministe que celui de Monsieur Mélenchon", admet-elle d'abord.
Pour lutter contre le harcèlement dans les transports. La présidente de la région Île-de-France assure qu'elle a pris en compte la question des "violences faites aux femmes avant l'arrivée de MeToo". Pour améliorer la sécurité des femmes dans les transports, Valérie Pécresse promet "six mois d'interdiction de transport pour les harceleurs". Elle propose en outre de "généraliser les distributeurs de protections périodiques gratuites dans les universités et les Crous", et de les taxer comme des biens de première nécessité, à 2,1%.
Pour l'exemplarité en politique. Si Valérie Pécresse est élue, un ministre susp...
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