L'intensité des combats ne faiblit pas en Ukraine. Samedi 5 mars, le ministère de la Défense russe a annoncé avoir repris à 16h, heure de Paris, "l'offensive" de plusieurs villes du sud-est du pays, dont le port de Marioupol. La prise de cette ville est hautement stratégique pour le régime russe. En effet, si elle venait à tomber, elle permettrait la jonction entre les forces russes en provenance de la Crimée annexée et les troupes séparatistes du Donbass. Les premières ont déjà pris le contrôle des ports clés de Berdiansk et de Kherson.
Samedi, alors qu'un cessez-le-feu avait été conclu, l'évacuation des civils présents dans Marioupol a dû être reportée. En raison, selon la mairie locale, de multiples violations de l'accord. De son côté, Moscou accuse les "nationalistes" ukrainiens d'empêcher les civils de partir et de profiter de la trêve pour consolider leurs défenses.
Dans le même temps, le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, s'est lancé dans une séquence de médiation entre les deux pays qui s'affrontent actuellement. Bennett a rencontré Vladimir Poutine, en fin de journée samedi, avant de s'entretenir avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Pour l'heure, peu de détails ont filtré sur le contenu des discussions. Il doit désormais se rendre à Berlin et rencontrer le chancelier allemand, Olaf Scholz.
Il faut noter que jusqu'ici, Israël n'a pas fermement condamné l'invasion russe en Ukraine. Le pays souligne les liens solides qui unissent Israël à Moscou et Kiev.
Cette tentative de médiation est arrivée alors que les Ukrainiens ont annoncé une nouvelle rencontre avec une délégation russe. Selon David Arakhamia, membre de la délégation de Kiev, elle devrait se dérouler ce lundi.
Sur le terrain, les forces russes se rapprochent de Kiev. Celles-ci rencontrent une tenace résistance et bombardent parfois des immeubles d'habitation, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours. Le président ukrainien a annoncé samedi que les forces ukrainiennes avaient lancé une contre-attaque autour de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine, théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début de la guerre.
Enfin, alors qu'il s'agit d'une demande insistante des dirigeants ukrainiens, le président Vladimir Poutine a mis en garde contre la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Celui-ci expliquant qu'il considérerait une telle manœuvre "comme une participation au conflit armé".
Comme de nombreuses entreprises, le géant numérique sud-coréen Samsung a suspendu ses expéditions vers la Russie en raison des "événements géopolitiques". Le géant espagnol du vêtement Inditex (enseigne Zara) a annoncé provisoirement arrêter ses activités en Russie, de même que l'équipementier sportif allemand Puma.
Côté médias, les chaînes de télévision publiques allemandes ARD et ZDF et italienne RAI, ainsi que l'agence de presse espagnole Efe, ont suspendu leur couverture des événements à partir de Moscou. Des décisions prises après le vote d'une nouvelle loi punissant de jusqu'à 15 ans de prison la propagation d'informations visant à "dis...
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