EN IMAGES - Guerre en Ukraine : Kharkiv avant et après les bombardements

LCI - 05/03
[VIDÉO] - Bombardements destructeurs, tirs aériens... l'offensive russe en Ukraine commence à rappeler sinistrement les images des guerres syrienne ou tchétchène. Notamment à Kharkiv, la deuxième ville du pays, où les bâtiments administratifs et résidentiels ont été bombardés.
L'essentiel

Bombardements destructeurs, tirs aériens... l'offensive russe en Ukraine commence à rappeler sinistrement les images des guerres syrienne ou tchétchène.

Notamment à Kharkiv, la deuxième ville du pays, où les bâtiments administratifs et résidentiels ont été bombardés.

Située à 40 km de la frontière russe, Kharkiv est l'une des principales cibles des attaques aériennes russes. Depuis le début de l'invasion, le 24 février, cette ville, la deuxième plus peuplée du pays, avec 1,4 million d'habitants, est devenue méconnaissable. Toits soufflés, routes jonchées de débris... Les bombardements russes ont tout terrassé et plusieurs dizaines de civils ont trouvé la mort. Pour les responsables politiques locaux, les frappes qui ciblent les zones civiles sont des "crimes de guerre".

Pour mesurer l'ampleur des destructions dans la ville ukrainienne, voici un retour en images avant-après, réalisé avec les photographies de l'agence de presse AFP et confrontées à celles de Google Maps.

Sur les photos visibles ci-dessus, le bâtiment de l'administration régionale, situé à Kharkiv, place de la Liberté, n'a pas échappé aux bombardements. Mardi 1er mars, les forces russes se sont attaquées à la ville, peu après 8h du matin, et un missile a frappé le bâtiment. Les fenêtres ont été soufflées par la puissance de l'explosion. Leurs débris jonchent encore la chaussée sur des dizaines de mètres.

Devant le bâtiment, d'autres photos montrent des voitures garées sur place, complètement calcinées. Les secouristes ukrainiens, relayés par l'AFP, indiqueront plus tard que cette attaque a fait dix morts au moins et plus de vingt blessés.

Google Images

Dans la journée, les bombardements russes ont touché d'autres zones dans Kharkiv, comme ci-dessus, le bâtiment du département d'économie de l'Université nationale Karazin, encore en feu. Sur cette photo prise par l'AFP, les arbres ont tous été brûlés par la déflagration, les panneaux arrachés, les fenêtres ont sauté. À la mi-journée, des zones résidentielles de Kharkiv ont également été la cible de frappes, selon l'Agence France-Presse, et au moins huit personnes ont perdu la vie. Les sièges régionaux des forces de sécurité et de police ont, eux aussi, été attaqués.

Le lendemain, mercredi 2 mars, le cliché de l'AFP montre la place de la Constitution, à Kharkiv, après les bombardements de l'armée russe. Là encore, les bâtiments sont détruits et les dégâts nombreux. La poussière retombée laisse un paysage désolé.

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Plusieurs autres villes, comme Kherson ou Marioupol dans le sud, sont toujours soumises à d'intenses bombardements. Le maire de Marioupol, notamment, avait appelé, ce samedi, à une trêve pour permettre d'évacuer des civils en toute sécurité. Un cessez-le-feu a été accordé, avant finalement d'être annulé par les Russes eux-mêmes, qui n'ont jamais cessé les tirs contre la population.

Face à l'intensification des attaques, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, dénonce, à l'instar de plusieurs ONG et dirigeants occidentaux, des "crimes de guerre" et accuse Moscou de chercher à "effacer" l'Ukraine.

Dans un message vidéo publié ce samedi 5 mars, le chef de l'État tâche de garder espoir, alors que près d'1,3 million d'Ukrainiens ont fui le pays en guerre, selon les décomptes du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR). "Je suis sûr que bientôt nous pourrons dire à notre peuple : revenez ! Revenez de Pologne, Roumanie, Slovaquie et de tous les autres pays. Revenez, car il n'y a plus de menace", espère-t-il. Après dix jours de guerre, Kiev fait état d'au moins 350 civils et plus...
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