Guerre en Ukraine : Marioupol sous blocus, centrale nucléaire attaquée... Le point sur la situation

LCI - 05/03
[VIDÉO] - Le port de Marioupol, à l'est de l'Ukraine, est soumis à un "blocus" de l'armée russe selon le maire la ville cette nuit. Moscou occupait vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie, au sud du pays. Les faits marquants des dernières 24 heures, à l'aube du dixième jour de l'invasion russe en Ukraine.
L'essentiel

Le port de Marioupol, à l'est de l'Ukraine, est soumis à un "blocus" de l'armée russe selon le maire la ville cette nuit.

Moscou occupait vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie, au sud du pays.

Les faits marquants des dernières 24 heures, à l'aube du dixième jour de l'invasion russe en Ukraine.

Le port stratégique de Marioupol, dans l'est de l'Ukraine, est soumis à un "blocus" de l'armée russe et à des attaques "impitoyables", a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi le maire de la ville, au dixième jour de l'invasion russe en Ukraine. "Pour l'instant, nous cherchons des solutions aux problèmes humanitaires et tous les moyens possibles pour sortir Marioupol du blocus", a expliqué Vadim Boïtchenko, dans un message publié sur le compte Telegram de la mairie.

Dans cette ville stratégique, la situation humanitaire est "terrible" après des bombardements ininterrompus, y compris sur des écoles et des hôpitaux, selon le maire adjoint de la ville, Sergueï Orlov. Les combats se poursuivent également à Tcherniguiv, au nord de Kiev, où des frappes russes ont fait 47 morts la veille dans une zone résidentielle. À quelque 350 km à l'est de Kiev, la situation est devenue "un enfer" à Okhtyrka, et elle est "critique" à Soumy, selon les autorités. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a regretté vendredi la décision de l'OTAN de ne pas instaurer de zone d'exclusion aérienne en Ukraine, en pleine invasion russe, dénonçant une forme d'"autohypnose" des membres de l'Alliance. "Nous pensons que les pays de l'OTAN ont créé eux-mêmes un narratif affirmant qu'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine provoquerait une agression directe de la Russie contre l'OTAN", a-t-il déclaré.

"Terreur nucléaire"

L'armée russe occupait vendredi la centrale nucléaire de Zaporojie au sud de l'Ukraine, la plus grande d'Europe, où des bombardements la nuit précédente ont fait craindre une catastrophe. Des tirs de chars russes contre la centrale ont mis le feu à un bâtiment de formation et à un laboratoire, mais aucune fuite radioactive n'a été constatée, ont indiqué les autorités ukrainiennes. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi Moscou de recourir à "la terreur nucléaire".

Cette attaque contre la plus grande centrale nucléaire d'Europe constitue "une immense menace pour toute l'Europe et le monde", a réagi vendredi l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield au Conseil de sécurité de l'ONU. Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a proposé de se rendre en Ukraine pour négocier une solution avec les Russes, afin de garantir la sécurité des sites nucléaires. Le président français Emmanuel Macron s'est quant à lui dit "extrêmement préoccupé des risques" sur la sécurité nucléaire "qui résultent de l’invasion russe".

La Russie resserre la vis sur les médias

La Russie a ce vendredi signé une loi introduisant de lourdes peines de prison pour toute personne publiant des "informations mensongères" sur l'armée avec des peines allant jusqu'à 15 ans de prison. Plusieurs médias dont la BBC ont réagi. L'agence  Bloomberg a annoncé la suspension du travail de tous ses journalistes en Russie. Le journal russe indépendant Novaïa Gazeta a indiqué se voir "obligé de supprimer nombreux contenus" pour éviter les sanctions mais vouloir "continuer à travailler". Moscou a également bloqué Facebook et "restreint l'accès" à Twitter. 

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