Les frappes s'intensifient sur la deuxième ville ukrainienne, au septième jour de l'invasion russe. Des parachutistes russes ont débarqué à Kharkiv dans la nuit, a indiqué mercredi l'armée ukrainienne, en faisant état de combats en cours dans la deuxième ville de l'Ukraine, située dans l'est. "Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (...) et attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes dans un communiqué sur Telegram. "Un combat est en cours entre les envahisseurs et les Ukrainiens", ont-elles ajouté.
Le gouverneur régional a déploré pour l'heure au moins 21 personnes tuées et 112 blessées par des bombardements. Pendant la nuit, les positions de défense ukrainiennes ont été "constamment pris pour cibles par des tirs ennemis, de l'aviation, de l'artillerie à réaction et des armes à feu", a déclaré Oleh Sinehubov dans une mise à jour sur sa page Facebook officielle ce matin.
De nouvelles frappes ont touché mercredi matin les sièges régionaux des forces de sécurité et de police, ainsi que l'université, selon les services d'urgence. Au moins quatre morts sont à déplorer, selon un premier bilan des secours. Selon Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien, un incendie s'est déclaré mercredi dans la caserne d'une école de pilotage à Kharkiv après une frappe aérienne. "Pratiquement, il ne reste plus de telle zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé", a-t-il affirmé, cité dans un communiqué sur Telegram.
Selon une alerte émise peu avant 3 heures du matin par l'agence nationale des communications spéciales de l'Ukraine, des soldats russes ont attaqué un hôpital du centre médical clinique militaire dans le nord de la ville, rapporte The Guardian. L'hôtel de police de la ville a aussi été ciblé, il est pratiquement détruit et des pompiers sont toujours à l'œuvre pour venir à bout du feu, a affirmé sur Twitter le journal ukrainien The Kiev Independent. Le bâtiment de la Faculté de sociologie de l'Université nationale de Karazin a aussi été touché et est ravagé par les flammes, deux informations confirmées sur Twitter par le Service d'État pour les urgences. Un entrepôt de munitions aurait aussi explosé pendant la nuit.
"Cela marque un nouveau degré d'utilisation de la violence pour assurer la prise de contrôle de la ville, avec le recours à des troupes spécialisées et des armements. La Russie a, sous l'égide de Vladimir Poutine, profondément transformé et modernisé son armée depuis 20 ans", explique sur LCI le général Bernard Norlain, ancien commandant de la force aérienne de combat, dans la vidéo en tête d'article.
Aucune zone n'a été épargnée dans la ville par les tirs et les bombardements, signe que le dirigeant russe intensifie son offensive sur Kharkiv, dont il peine à prendre le contrôle face à une forte résistance, même si la commune se situe près de la frontière russe, dans une zone donc a priori davantage pro-russe que la partie occidentale du pays. Cette annonce intervient au septième jour de l'offensive russe en Ukraine, lancée le 24 février. Cette ville de 1,4 million d'habitants a déjà été visée par plusieurs bombardements mardi.
Les attaques se poursuivent aussi dans le reste du pays. L'armée russe a affirmé mercredi matin s'être emparé de la ville portuaire ukrainienne de Kherson, située au sud du pays, près de la péninsule de Crimée, après des combats a...
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