Les négociations entre Kiev et Moscou ont débuté

L'essentiel - L'ESSENTIEL - 28/02
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé le 24 février, à l'aube, une «opération militaire» en Ukraine. Suivez la situation en temps réel.

12h Moscou et Kiev discutent

Les négociations russo-ukrainiennes ont débuté au Bélarus.

+++ Plus d'informations à venir +++

11h46 Des sanctions «lourdes et problématiques»

Le président russe, Vladimir Poutine, travaille lundi sur la réponse économique à apporter aux «lourdes» sanctions occidentales imposées à la Russie, après l'invasion de l'Ukraine, a dit le Kremlin. «Le président continue de travailler au Kremlin, aujourd'hui sur des questions économiques», a dit aux journalistes son porte-parole, Dmitri Peskov, constatant que «la réalité économique a changé» du fait des sanctions occidentales.

Selon lui, M. Poutine doit notamment recevoir dans l'après-midi le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, le ministre des Finances Anton Silouanov, la présidente de la Banque centrale Elvira Nabioullina et le PDG de la principale banque du pays Sberbank, Guerman Gref. M. Peskov a reconnu que les sanctions prises par les Occidentaux pour punir Moscou de son invasion de l'Ukraine étaient «lourdes» et «problématiques», mais il a assuré que la Russie avait «les capacités nécessaires pour compenser les dégâts».

11h37 Schalke 04 rompt son partenariat avec Gazprom

Le club allemand de Schalke O4 (D2) a annoncé lundi rompre son contrat avec son sponsor principal, le géant russe du gaz Gazprom, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes. «Le conseil d'administration du FC Schalke 04, avec l'accord du conseil de surveillance, a décidé de rompre le contrat avec Gazprom avant son échéance», annonce le club sur son site Internet. Le club avait déjà décidé la semaine dernière d'effacer le nom de Gazprom de ses maillots pour la rencontre de championnat samedi.

11h29 Airbnb offre des logements temporaires aux réfugiés

La plateforme américaine de locations touristiques Airbnb a annoncé lundi qu'elle allait proposer un hébergement gratuit de court-terme à un maximum de 100 000 Ukrainiens fuyant l'invasion russe. Ces séjours seront financés par l'entreprise, des donateurs d'un fonds d'Airbnb pour les réfugiés ainsi que des hôtes.

Airbnb a par ailleurs indiqué travailler avec les gouvernements de plusieurs pays européens pour l'accueil sur leur territoire de réfugiés ukrainiens, y compris dans le cadre de séjours à long terme. Le patron du groupe, Brian Chesky, et d'autres responsables ont envoyé à cet égard des lettres aux dirigeants polonais, allemands, hongrois et roumains.

Depuis le début de l'offensive russe, environ 400 000 Ukrainiens sont entrés dans l'Union européenne, selon un décompte de l'AFP. Près de la moitié d'entre eux ont atteint la Pologne, d'après le gouvernement polonais.

10h37 L'Ukraine veut entrer dans l'UE au plus vite

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté lundi l'Union européenne à intégrer «sans délai» son pays qui combat depuis cinq jours une invasion russe. «Nous nous adressons à l'UE en ce qui concerne une intégration sans délai de l'Ukraine via une nouvelle procédure spéciale», a déclaré M. Zelensky, dans une adresse vidéo. «Je suis sûr que c'est juste. Je suis sûr que c'est possible».

10h18 Plus de cent civils tués

L'ONU a affirmé lundi avoir enregistré 102 civils tués, dont 7 enfants, et 304 blessés, depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, mais a averti que les chiffres réels «sont considérablement» plus élevés.

«La plupart de ces civils ont été tués par des armes explosives à large rayon d'action, notamment des tirs d'artillerie lourde, des lance-roquettes multiples et des frappes aériennes. Les chiffres réels sont, je le crains, considérablement plus élevés», a déclaré la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits humains, Michelle Bachelet, à l'ouverture du Conseil des droits de l'homme.

10h «Déposez les armes», demande Zelensky

Le président ukrainien a appelé lundi les soldats russes ayant envahi l'Ukraine à «déposer les armes», dans une vidéo diffusée juste avant des négociations avec Moscou, lors desquelles Kiev réclame le retrait des forces russes.

«Déposez vos armes, partez d'ici, ne croyez pas vos commandants, ne croyez pas vos propagandistes. Sauvez vos vies, tout simplement», a-t-il dit en russe.

9h47 Kiev exige un cessez-le-feu «immédiat»

La délégation ukrainienne est arrivée lundi matin, sur le site de négociations avec la Russie pour exiger un cessez-le-feu «immédiat» et le retrait des troupes russes, a annoncé la présidence ukrainienne.

«La délégation ukrainienne est arrivée dans la zone de la frontière ukraino-biélorusse pour participer aux négociations», a indiqué la présidence, dans un communiqué. «La question clé est un cessez-le-feu immédiat et le retrait des troupes du territoire ukrainien», a-t-elle précisé.

9h26 Moscou veut «un accord» avec Kiev

Moscou veut trouver «un accord» avec Kiev lors de pourparlers lundi, a dit le négociateur russe et conseiller du Kremlin, Vladimir Medinski, au cinquième jour de l'invasion russe en Ukraine.

«Chaque heure que le conflit se prolonge, ce sont des citoyens et soldats ukrainiens qui meurent. Nous nous sommes entendus pour arriver à un accord, mais il doit être dans l'intérêt des deux parties», a-t-il dit à la télévision russe, alors que des pourparlers sont censés avoir lieu au Belarus, près de la frontière ukrainienne.

9h24 Pas de «changement significatif» avec la menace nucléaire

Le ministre de la Défense britannique, Ben Wallace, a assuré lundi qu'il n'y avait pas de «changement significatif» dans la stratégie russe en matière de dissuasion nucléaire, malgré la menace brandie par Vladimir Poutine. «Nous avons examiné sa position. Il n'y a pas de changement significatif», a déclaré Ben Wallace sur la radio LBC, estimant qu'il s'agissait plutôt d'un moyen pour le président russe de «chercher à impressionner».

8h30 L'armée russe affirme que les civils peuvent quitter Kiev

L'armée russe a assuré lundi que les civils pouvaient quitter «librement» Kiev, la capitale de l'Ukraine, tout en accusant le pouvoir ukrainien de l'utiliser comme bouclier humain.

«Tous les civils de la ville peuvent quitter la capitale ukrainienne librement par l'autoroute Kiev-Vassylkiv», au sud-ouest de la capitale, a déclaré à la télévision le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, qui en outre a revendiqué la «suprématie aérienne» dans toute l'Ukraine, au cinquième jour de l'invasion du pays par Moscou.

7h48 L'Ukraine affirme que la Russie a «ralenti le rythme de l'offensive»

L'armée ukrainienne a affirmé lundi que Moscou avait «ralenti le rythme de l'offensive» au cinquième jour de son invasion du pays, alors que des pourparlers sont attendus au Belarus. «Les occupants russes ont ralenti le rythme de l'offensive, mais tentent toujours d’engranger des succès dans certaines zones», a indiqué l'état-major ukrainien, dans un communiqué.

7h24 Le Belarus est «prêt pour les pourparlers»

Les autorités biélorusses ont annoncé lundi être prêtes à accueillir les pourparlers prévus entre la Russie et l'Ukraine, bien que les délégations ne soient pas encore arrivées, au cinquième jour de l'invasion lancée par Moscou. «Le lieu des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine au Belarus est prêt et nous attendons les délégations», a indiqué le ministère biélorusse des Affaires étrangères sur Facebook.

Il a publié une photographie de la salle des pourparlers, avec une longue table avec une dizaine de chaises de chaque côté et les drapeaux des trois pays dans le fond. L'Ukraine a accepté dimanche, l'idée de négociations avec la Russie même si elle a indiqué ne «pas trop croire» que celles-ci puissent mettre fin à l'invasion russe la...
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