"Une osmose inégalable" : Papadakis-Cizeron, les confidences d'un couple "or norme"

LCI - 27/02
[VIDÉO] - De retour de Pékin, l'or olympique autour du cou, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron savourent. La folie des premiers jours passée, ils redescendent doucement de l'Olympe, heureux et fiers d'eux. Instant choisi par le couple de danseurs sur glace pour se confier à TF1info.
L'essentiel

De retour de Pékin, l'or olympique autour du cou, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron savourent.

La folie des premiers jours passée, ils redescendent doucement de l'Olympe, heureux et fiers d'eux.

Instant choisi par le couple de danseurs sur glace pour se confier à TF1info.

L'or à deux, avec la manière. Quatre ans après la déconvenue de Pyeongchang, où ils étaient repartis seulement avec la médaille d'argent, la faute à une robe un peu trop lâche, qui leur avait coûté le Graal, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont obtenu leur revanche. Rentrés de Pékin, lundi 21 février, ils ont ramené dans leurs valises le seul titre qui manquait à leur carrière, débutée il y a 17 ans sur la patinoire de Clermont-Ferrand : l'or olympique en danse sur glace.

Pour ravir le plus précieux des métaux, le couple français a livré une performance magistrale : 90.83 points sur la danse rythmique et 136.15 points sur la danse libre, pour un total de 226.98 points, record du monde à la clé. Une récompense suprême en danse sur glace, la première pour la France depuis Marina Anissina et Gwendal Peizerat aux JO de Salt Lake City en 2002, que le duo tricolore désirait de tout cœur. En plein marathon médiatique, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont pris le temps de se poser pour revenir, avec TF1info, sur ces Jeux qu'ils ont définitivement marqués de leurs patins.

On a visualisé cette médaille des tonnes de fois

Guillaume Cizeron, champion olympique de danse sur glace

Cela fait dix jours que vous avez l'or olympique autour du cou. Êtes-vous redescendus de votre nuage ?

Gabriella Papadakis : C'est une bonne question. (Elle réfléchit) Je vous répondrai à la fois oui et non. La joie intense, qui a suivi la médaille, a duré un court moment. Peut-être la journée, disons jusqu'au soir même, où on a fait la fête. Au fil des jours, c'est devenu une joie calme, qui perdure toujours et perdurera, je l'espère, pendant encore assez longtemps. 

Guillaume Cizeron : On commence à redescendre doucement. La joie et l'extase ne durent, malheureusement, que quelques heures. On est très, très heureux, évidemment, au moment où les notes arrivent et qu'on vit cet instant dont on a tant rêvé. Avec le temps, ce sentiment s'atténue, il évolue. Il faut dire qu'on a visualisé cette médaille des tonnes de fois. L'attente a été très longue. On était impatients, quelque part, d'en finir. C'est tellement de stress qu'on avait hâte de savoir si on allait enfin être champions olympiques. Et puis, tout d'un coup, c'est déjà du passé. C'est un petit peu vertigineux de regarder derrière et de voir tout le chemin parcouru, surtout lorsqu'on est habitué à regarder droit devant, sans vraiment se retourner.

Clermont-Ferrand a vibré pour Gabriella Papadakis et Guillaume CizeronSource : JT 13h Semaine

À Pékin, vous visiez l'or, et rien d'autre, quatre ans après l'argent triste de Pyeongchang. Vous étiez les grands favoris. Comment avez-vous fait de cette pression une force et non un poids ?

G.P : On a toujours aimé cette position de favoris. C'est la plus belle des places à avoir. C'est, je dirai, un "privilège", parce que cela veut dire qu'on considère qu'on a une chance de gagner et qu'on est ou peut être les meilleurs. Ça vient, logiquement, avec de la pression, mais, vous savez, qu'elle vienne du public, de la Fédération ou de n'importe qui d'autre, elle ne sera jamais aussi forte que la pression qu'on se met nous-mêmes. On a fait de cette pression une force, parce qu'on n'avait pas le choix. Soit on se laissait écraser par la peur de l'échec, soit on la surmontait. Bien sûr, il y a des moments, par exemple, avant les Jeux, où on ne faisait pas les malins avant de patiner. (Rires) Mais on a l'expérience et l'entraînement pour la supporter.

Ce titre tant désiré, vous l'avez conquis à deux, le jour de la Saint-Valentin...

G.C : Je vous avoue qu'on n'y a pas pensé quand on était dans le feu de l'action, d'autant plus que nous ne sommes pas en couple dans la vie. Mais, pour la petite blague, on se dit qu'on s'est fait un cadeau de Saint-Valentin. (Ils rigolent) 

Vous offrez surtout un coup de projecteur extraordinaire à votre sport, avec ce titre olympique, 20 ans après l'or de Marina Anissina et Gwendal Peizerat... 

G.P : C'est une fierté. C'est un sport qu'on aime, qu'on adore par-dessus tout. On espère justement que ça permettra au patinage artistique d'être plus connu, plus populaire, plus regardé. C'est un sport qui nous a fait beaucoup de bien dans notre vie et qui nous a apporté beaucoup de choses. Peut-être que ça donnera envie à la prochaine génération de s'y mettre aussi. 

C'est une volonté qu'on a de briser les traditions

Gabriella Papadakis, cha...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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