VIDÉO - "Une situation très exceptionnelle" : maïs, blé, engrais… les prix s'envolent

LCI - 25/02
[VIDÉO] - La crise en Ukraine a eu des conséquences immédiates sur le cours de nombreux produits agricoles comme le blé, le maïs ou les engrais. Et les agriculteurs français ne sont pas épargnés. Reportage du 20H de TF1 en Seine-Maritime.
L'essentiel

La crise en Ukraine a eu des conséquences immédiates sur le cours de nombreux produits agricoles comme le blé, le maïs ou les engrais.

Et les agriculteurs français ne sont pas épargnés.

Reportage du 20H de TF1 en Seine-Maritime.

Depuis ce jeudi 24 février au matin, quelques heures après l'annonce du président russe, Vladimir Poutine, d'une invasion de l'Ukraine, Xavier Vandenbossche a les yeux rivés sur son ordinateur. Cet éleveur de porcs de la Vieux-Rue, en Seine-Maritime, scrute le cours du blé qui a bondi. "Aujourd'hui, on prend 40 euros en une seule journée. C'est, pour moi, une hausse et un prix jamais vus", précise-t-il. Comme de nombreux agriculteurs français, ce responsable syndical nourrit ses bêtes avec des céréales achetées sur le marché européen. Concrètement, le conflit russo-ukrainien lui fera dépenser 8 euros de plus par cochon. Selon lui, il faut répercuter cette hausse sur le prix de la viande en magasin.

"Le prix de la viande devait déjà augmenter et là ça devient impératif qu'elle augmente. Ce ne sera pas une augmentation forte pour le consommateur, mais nous on a besoin de ces quelques centimes", explique-t-il dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article.

"La situation ukrainienne ajoute un niveau d'incertitude"

En plus du blé et du maïs, les agriculteurs subissent aussi la hausse des prix des engrais. Le premier producteur mondial, dont une usine se situe au Havre, n'a pas été épargné. Le gaz y représente 90% des coûts de sa production. Son prix ne cesse de flamber, car la Russie est le fournisseur principal de l'Union européenne. "La situation ukrainienne ajoute très clairement un niveau d'incertitude supplémentaire à celui que nous avons connu au cours de ces derniers mois", déplore Johan Labby, directeur de l'usine de production d'engrais Yara.

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Pour maintenir sa production, l'entreprise n'a pas d'autre choix que d'augmenter ses prix. "C'est absolument indispensable. On est sur des augmentations, sur les douze derniers mois, qui se situent entre 400 et 500%. Et ce genre de hausse ne peut pas être pris sur des ajustements. On est sur une situation très exceptionnelle", continue à expliquer ce directeur. La Russie et l'Ukraine dominent les exportations mondiales de céréales et d'engrais.

La rédaction de TF1info | Reportage A. Lebranchu, X. Thoby

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