Omicron : le variant BA.2 ne devrait pas provoquer de rebond épidémique, assure l'Institut Pasteur

LCI - 23/02
[VIDÉO] - Malgré sa forte contagiosité, le sous-variant BA.2 ne devrait pas générer un fort rebond de l’épidémie à court terme, écrit l'institut Pasteur dans ses modélisations. Cela pourrait être dû à l'immunité acquise grâce à la vaccination ou la contamination naturelle.
L'essentiel

Malgré sa forte contagiosité, le sous-variant BA.2 ne devrait pas générer un fort rebond de l’épidémie à court terme, écrit l'institut Pasteur dans ses modélisations.

Cela pourrait être dû à l'immunité acquise grâce à la vaccination ou la contamination naturelle.

Faut-il avoir peur de BA.2, le "sous-variant" d’Omicron, devenu majoritaire en quelques semaines en Inde ou au Danemark ? Si sa plus grande contagiosité est avérée : il est 70% plus transmissible, selon les chercheurs de l'Institut Pasteur, ces derniers se veulent malgré tout rassurants à court terme, même si le nombre de cas progresse. Pour preuve, il était responsable de 15% des infections en France le 7 février et représente désormais près de 50% des contaminations. 

Ainsi, selon les dernières modélisations des chercheurs qui s'appuient sur la contagiosité et le nombre de cas détectés par le système de surveillance, "le pic des cas BA.2 pourrait rester de taille modeste avec en moyenne 24.000 contaminations par jour (entre 7000 et 54.000). D'autres scénarios moins favorables ont été étudiés, mais la courbe des infections due à BA.2 varie peu. Un rebond épidémique est possible, mais l’ampleur de ce rebond reste très limitée", explique ainsi l'Institut Pasteur. 

Et d'ajouter :  "cela pourrait être dû à l'immunité acquise - les personnes infectées par BA.1 sont immunisées pour BA.2 - ou à la vaccination, car ce dernier variant n'échappe pas plus à la protection des vaccins que les virus non-BA.2. De plus, les comportements actuels influant sur le taux de transmission restent inchangés. Pour la même raison, même en cas de relâchement important des comportements, on ne s’attend pas à une reprise massive de l’épidémie sur le court terme". 

Pas plus de formes sévères

Ces résultats sont toutefois établis sur des critères qui peuvent évoluer dans le temps. L'Institut Pasteur rappelle par exemple, que ses simulations s’arrêtent au 1er avril 2022, "si bien qu’on ne se projette pas au-delà de cette date", précise-t-elle. De plus, "ces scénarios ne prennent pas en compte le déclin progressif de l’immunité, ce qui pourrait rendre nos projections trop optimistes", tempère-t-elle. 

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Malgré tout, les premières données sur la sévérité de ce nouveau variant sont rassurantes. Selon les conclusions de l'Organisation Mondiale de la Santé, BA.2 ne présente pas une virulence accrue comparé à BA.1. "Nous ne voyons pas de différence en termes de gravité entre BA.1 et BA.2 et donc c'est un niveau de gravité similaire en termes de risques d'hospitalisation", déclarait mardi 22 février Maria van Kerkhove, épidémiologiste à l'OMS. Une autre bonne nouvelle - même si la docteure van Kerkhove insiste qu'il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives - concerne les réinfections. "Alors que nous voyons une baisse des cas (des infections) dans des pays, nous ne constatons pas une reprise avec BA.2", note-t-elle. 

V. Fauroux

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  • Santé et bien êtreCovid-19 : la propagation fulgurante du variant Omicron
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