À la peine dans la campagne, Yannick Jadot est l'invité de "Mission convaincre" sur LCI

LCI - 23/02
[VIDÉO] - Ce mercredi soir, le candidat écologiste est l'invité de l'émission "Mission convaincre" sur LCI, où il fera face à six abstentionnistes. Loin derrière Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, le député européen n'arrive pas à créer de dynamique autour de sa candidature.
L'essentiel

Ce mercredi soir, le candidat écologiste est l'invité de l'émission "Mission convaincre" sur LCI, où il fera face à six abstentionnistes.

Loin derrière Jean-Luc Mélenchon dans les sondages, le député européen n'arrive pas à créer de dynamique autour de sa candidature.

Convaincre les abstentionnistes d'aller voter, et les convaincre de voter pour lui. Telle sera la tache de Yannick Jadot, ce mercredi 23 février au soir sur LCI. L'écologiste, à la peine dans les sondages et en difficulté pour faire décoller sa campagne, est l'invité de l'émission "Mission convaincre". Le début d'une montée en puissance d'ici au premier tour de l'élection présidentielle pour le député européen, qui estime que la campagne ne démarrera que début mars ?

"Trop classique", Yannick Jadot ?

"On s'ennuie, on s'ennuie, on s'ennuie. J'aime vraiment beaucoup Yannick, mais le temps passe et rien n'imprime", "on fait une campagne trop plan-plan", "on est dans un truc trop classique". À ces critiques, Yannick Jadot répondait, fin janvier, comme l'écrit Le Monde : "Qu’est-ce que je vais aller m’exciter, alors qu’on n’est pas encore en campagne ? Ce n’est pas la peine de s’épuiser avant. La campagne va démarrer début mars, avec le premier débat entre les candidats et la confrontation de nos projets. Là, il faudra être prêt. Il faudra de la qualité, de la crédibilité et de l’énergie. On va monter en puissance et en intensité. On sait où on va."

À ceux qui disent que malgré un programme "carré" et "solide", sa personnalité manque "d'aspérité", qu'il ne prend pas assez de risques et qu'il n'est pas assez rock'n'roll, Yannick Jadot a répondu par les actes, le 19 janvier dernier, en étrillant le président de la République sur son bilan au Parlement européen : "Vous avez incontestablement fait un beau discours. Mais vous êtes comptable d'un bilan pour la France et d'un bilan pour l'Europe", a-t-il déclaré. "Vous resterez dans l'Histoire le président de l'inaction climatique."

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Toutefois, ce coup d'éclat n'a pas fait décoller l'écologiste dans les sondages. À l'heure où la gauche est morcelée et où tous ses candidats s'emparent de la problématique du réchauffement climatique, Yannick Jadot a du mal à faire entendre sa voix et à se différencier. Selon le dernier baromètre Ifop-Fiducial pour LCI daté du 22 février, il est crédité de 5% d'intentions de vote au premier tour, loin derrière Jean-Luc Mélenchon (11,5%) qui incarne le vote utile à gauche, et seulement 0,5 point devant le candidat communiste Fabien Roussel (4,5%). Malgré quelques pics à 6%, notamment après son coup d'éclat face à Emmanuel Macron, depuis le 10 janvier, celui qui parcourt la France pour donner des meetings en plein air devant quelques centaines de personnes, oscille entre 4,5 et 5,5%.

Pourtant, avec le pouvoir d'achat et la santé, l'écologie est l'une des préoccupations principales des Français. Mais les Verts n'ont plus le monopole du sujet, et ils pâtissent toujours de leur image ou de leur manque d'incarnation pour s'imposer dans les élections nationales. Les efforts de Yannick Jadot pour gommer radicalités ou excentricités et ses déclarations assurant qu'ils sont désormais "prêts à gouverner" semblent vains. EELV aura du mal à transformer l'essai des bonnes élections municipales et européennes (13,48%). 

J.F

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