Infirmière en Seine-et-Marne, Céline, 41 ans, voulait s’offrir une parenthèse en participant à "Koh-Lanta : le totem maudit" après avoir durement lutté contre le Covid. Mardi soir, elle a été éliminée à l’issue du premier épisode, comme Lili un peu plus tôt, puisque deux des trois équipes ont été contraintes de se séparer d’un de leurs membres à l’issue du conseil. Une déception d’autant plus grande pour cette femme discrète, mais décidée, qui élève seule ses deux enfants depuis le décès de leur père.
Dès le début de l’épisode, vous êtes désignée cheffe d’équipe un peu contre votre gré. C’était un cadeau empoisonné, non ?
On va dire que je n’étais pas du tout préparée à ce que ça puisse m’arriver. Je me suis préparée physiquement, je me suis préparée mentalement. Mais je ne me suis pas préparée au jeu. J’avais omis toutes ces histoires d’équipes. Si bien que lorsque j’ai été nommée cheffe, ça m’a mis la pression. Sans doute une pression en trop.
Quelle était l’ambiance au sein de l’équipe au départ ? Vis-à-vis de vous notamment ?
Vis-à-vis de moi, ça n’a rien changé. Au niveau motivation, en revanche, je pense qu’ils se sont dits qu’ils allaient dans l’équipe la plus faible et qu’ils allaient devoir se donner encore plus. Parce qu’en début d’aventure, il est beaucoup question d’apparence. On n’a pas le temps de se connaître, tout va très vite. Et c’est dommage.
Avant le conseil, vos équipiers disent que vous êtes la moins performante physiquement…
C’est faux ! Déjà je n’ai pas l’impression d’avoir fait perdre mon équipe puisqu’on n’a pas perdu. On a fini deuxièmes ! Après il y a eu cette histoire de totem maudit, de deux équipes sanctionnées, de chefs, etc. C’est comme ça que mon aventure devait se dérouler…
Alors comment comprenez-vous que le choix se soit porté sur vous ?
Je pense qu’ils ont fait un choix par défaut. J’étais la moins sportive, du moins en apparence. J’étais aussi la plus vieille. Bref c’est tombé sur moi !
Mon but premier, c’était quand même de gagner les 100.000 euros pour offrir une maison à mes enfants
Céline
Lors du conseil, vous racontez une atmosphère de méfiance, de parano sur le camp. Mais c’est un peu toujours comme ça dans "Koh-Lanta", non ?
Bien sûr j’étais au courant de ces histoires de stratégies avant de faire "Koh-Lanta". Mais ce n’est pas dans mes habitudes. Je suis plutôt quelqu’un de franc, je dis les choses en face et de toute façon tout se voit sur mon visage. Après, ça aurait pu passer. Mais plein de petits trucs ont fait que je suis sortie la première et que je n’ai pas pu montrer ce que je valais. Et surtout qui j’étais.
Qu’aviez-vous envie de démontrer en faisant "Koh-Lanta" ?
Mon but premier, c’était quand même de gagner les 100.000 euros pour offrir une maison à mes enfants. Donc la motivation, je l’avais. Après, je voulais aussi montrer que même si on n’a pas un physique de sportif, on peut gagner "Koh-Lanta". On peut tous y arriver si on a la rage au fond de soi.
Céline vous faites partie d’une profession héroïque depuis le début de la pandémie. Les soignants n’ont rien à envier aux sportifs de "Koh-Lanta", non ?
C’est clair ! En termes d’endurance, de solidarité, on a montré de quoi on était capables pendant le Covid. Moi, je suis infirmière de ville et je p...
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