MORT DE 8 SOLDATS
E. MACRON CAMPE SUR UN RETRAIT "EN BON ORDRE"
Le président français Emmanuel Macron a rejeté vendredi l'exigence de la junte militaire au pouvoir à Bamako de retirer les soldats français "sans délai" du Mali et a mis en garde contre toute atteinte à leur sécurité.
"Nous avons annoncé la réarticulation du dispositif et il s'appliquera en bon ordre afin d'assurer la sécurité de la mission des Nations unies et de toutes les forces déployées au Mali. Je ne transigerai pas une seconde sur leur sécurité", a averti le chef de l'État lors d'une conférence de presse à l'issue du 6e sommet entre l'UE et l'Union africaine à Bruxelles.
LA JUNTE PRESSE PARIS DE PARTIR
La junte au pouvoir au Mali a demandé, vendredi, à la France de "retirer sans délai" ses soldats du pays.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement installé par les militaires, le colonel Abdoulaye Maïga, qualifie l'annonce du désengagement français de "violation flagrante" des accords entre les deux pays. Il dit aussi que les résultats de neuf ans d'engagement français au Mali "n'ont pas été satisfaisants".
VERS RÉORGANISATION MILITAIRE EN AFRIQUE
"Ce n'est pas un retrait, c'est une réarticulation de notre effort et notre combat contre le terrorisme", assure le ministre des Affaires étrangères, face à Elizabeth Martichoux. "On ne peut plus continuer à travailler la junte au pouvoir qui met des entraves. On va continuer le combat contre le terrorisme mais autrement."
"NOS OBJECTIFS SONT EN PASSE D'ÊTRE ATTEINTS", ASSURE JEAN-YVES LE DRIAN
"Nos objectifs au Mali sont en passe d'être atteints, le pays n'est pas devenu un califat islamique. Je ne vois pas où il y a l'échec", déclare Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, ce vendredi matin, sur LCI, balayant les critiques des candidats déclarés à la présidentielle. Si d'aventure, il y a un échec, c'est du côté de la junte malienne, juge le ministre. "La priorité de la junte malienne est de garder le pouvoir au détriment des Maliens, et donc, nous ne pouvons plus travailler avec eux. C'était le moment où il fallait dire non à la junte", continue le ministre.
FLORENCE PARLY SUR LA SUITE DE L'ACTION MILITAIRE FRANÇAISE ET DE SES PARTENAIRES EUROPÉENS
Emmanuel Macron, rapporte la ministre des Armées Florence Parly, souhaite "aujourd'hui faire évoluer notre dispositif en profondeur". "Redéfinir où nous allons nous positionner et comment nous allons repenser notre action, c'est tout l'enjeu de ces prochaines semaines", assure-t-elle.
"Il nous faut maintenant définir avec les États partenaires, les États du Sahel et d'Afrique de l'Ouest - qui se sentent, eux aussi, de plus en plus concernés par cette descente des groupes terroristes vers le sud -, des modalités d'action qui nous permettront de coopérer sur un mode différent, avec une présence moins lourde, plus mobile", dit-elle.
Pour la ministre, l'action militaire "n'est pas une fin en soi" mais "un moyen qui doit permettre d'entraîner tout le reste", à l'image de l'implantation d'ONG ou d'opérateurs du développement en toute sécurité.
FLORENCE PARLY SUR LE RETRAIT DES TROUPES AU MALI
"Depuis le sommet de Pau en 2020, le président de la République a souhaité que l'action de la France puisse être relayée, accompagnée, internationalisée aussi bien avec nos partenaires africains et sahéliens d'un côté, mais aussi avec nos partenaires européens", fait remarquer ce jeudi sur LCI Florence Parly. "Donc les raisons [du remplacement de l'armée française au Mali des soldats de la société de sécurité privée russe Wagner, ndlr.] sont finalement assez simples : nous n'avions plus la capacité de pouvoir mener les missions que l'État malien nous avait demandé de remplir lorsqu'il a appelé la France à son secours en 2013", poursuit la ministre des Armées.
FLORENCE PARLY SUR LA MISSION WAGNER
Selon la ministre Florence Parly, invitée ce jeudi soir sur LCI, il est clair que la milice Wagner entretien des relations "ambigües" avec le pouvoir russe. "Et la meilleure illustration que l'on puisse donner, c'est que cette société privée n'ayant soi-disant pas de lien avec l'État russe ni ses dirigeants amène ses équipements et ses mercenaires à l'aide de moyens militaires russes", fait-elle remarquer.
JOSEP BORRELL VEUT "VÉRIFIER SOUS QUELLES CONDITIONS" L'UE PEUT MAINTENIR SES MISSIONS DE FORMATION AU MALI
L'Union européenne va vérifier si les conditions et les garanties sont remplies pour le maintien de ses missions de formation au Mali après le retrait militaire de la France et de ses partenaires européens de ce pays, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie eutropéenne.
"J'ai envoyé une mission au Mali afin de vérifier avec les autorités maliennes sous quelles conditions et sous quelles garanties nous pourrions envisager la possibilité de garder ou de ne pas garder notre travail de mission de formation. La réponse viendra dans les prochains jours", a déclaré Josep Borrell.
L'ALLEMAGNE "SCEPTIQUE" SUR LA PROLONGATION DE SA MISSION AU MALI
La ministre allemande de la Défense s'est dite jeudi "sceptique" quant à la prolongation de la mission des soldats allemands au Mali, après l'annonce du retrait français.
"Nous avons pris connaissance de la décision de la France de quitter le Mali et de mettre fin à son engagement là-bas, ce qui a bien sûr des répercussions sur les partenaires", a déclaré à Bruxelles Christine Lambrecht, se disant "sceptique quant à la possibilité de prolonger le mandat" de l'Allemagne, impliquée au Mali à travers deux missions de l'ONU et de l'Union européenne.
LE RETRAIT FRANÇAIS AURA UN "IMPACT" SUR LA MISSION DE L'ONU AU MALI
Le retrait des for...
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