Pas de répit pour les automobilistes. En plus des radars fixes, des véhicules sont progressivement déployés dans l'Hexagone pour veiller au respect des limitations de vitesse. Ces voitures radars, dont on estimait le nombre à 220 sur les axes routiers français à la fin de l’année 2021, sont arrivées cette semaine dans un nouveau département : la Saône-et-Loire. Après un mois de janvier marqué par 38 accidents et 7 décès dans le département, quatre véhicules vont "permettre un contrôle plus fin des itinéraires les plus accidentogènes, permettre aux forces de l’ordre de pouvoir mener d’autres types de contrôles sur les routes (alcool et produits stupéfiants par exemple) et des contrôles avec interception", indique la préfecture dans un communiqué.
D'autres départements français sont déjà concernés par ce moyen de contrôle, lancé en 2013. En début d'année, en janvier dernier, c'est en Meurthe-et-Moselle, en Alsace, en Moselle, dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin qu'il a été mis en place. En tout, ces véhicules roulent déjà dans 8 des 12 régions françaises : dans le Grand-Est donc, le Centre-Val de Loire, la Bretagne, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, la Normandie, la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne Franche-Comté. Dans cette dernière, la Côte-d'Or a annoncé le déploiement, pour les "mois de mars-avril", de trois voitures radars. Dès la fin 2022, les quatre dernières régions - Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Occitanie - devraient, à leur tour être concernées. L'État s'est donné pour objectif la mise en service de 450 véhicules d'ici à fin 2023.
Pilotées par une société privée, ces voitures radars sont des véhicules lambda (type Peugeot 208, Renault Mégane, Dacia Sandero, VW Passat ou Skoda Octavia), dans lequel divers caméras et radars ont été installés. Plus précisément, ils sont équipés de deux modules radar infrarouge (à l’avant comme à l’arrière). Ce matériel analyse la vitesse des véhicules alentour et la relient aux limitations en vigueur recueillies grâce à un module GPS. Ces contrôles - qui prennent en compte une marge d'erreur de 10 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h, contre 5 km/h pour les radars fixes - s'effectuent sur des itinéraires préalablement définis. "Les trajets réalisés et les plages horaires de contrôle sont fixés par les services de l'État, en fonction uniquement des critères d'accidentalité locale", assure ainsi la sécurité routière. Lorsqu'un automobiliste est "flashé", les données relevées sont envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation.
Ces voitures banalisées sont utilisées en moyenne 5h30 par jour (conter environ 1h45 de contrôle quotidien lorsque ce sont les forces de l'ordre qui s'en chargent). L'objectif est double, libérer du temps aux forces de l’ordre et faire respecter les limitations de vitesse.
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