Au printemps 1252, quelque chose d’inhabituel s'est produit en Angleterre. Les semaines sont passées sans qu’une seule pluie ne tombe ! Les prairies ont jauni, les champs se sont fissurés, et les rivières ont dangereusement baissé. L'ampleur de la catastrophe a pu se mesurer grâce aux moines qui ont consigné les événements dans leurs chroniques. Par exemple ? Matthew Paris a évoqué quatre mois de "chaleur et de sécheresse insupportables", de mars à juillet, sans "la moindre pluie ni même de rosée".
Dans une autre abbaye, comme le rapporte Phys.org, les auteurs des Annales de Tewkesbury ont décrit un paysage méconnaissable : "une sécheresse régna pendant quatre mois, faisant disparaître l’herbe". La végétation était devenue si fragile que, racontaient-ils, quelques gestes suffisaient à la réduire en poussière… Pendant longtemps, ces récits ont été considérés comme les exagérations habituelles des chroniqueurs médiévaux. Mais aujourd’hui, les climatologues savent qu’ils décrivent un épisode, hélas, bien réel…
Les archives racontent une catastrophe bien réelle
Cette sécheresse exce...
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