Face à face avec l'argent, par René Gastelumendi

René Gastelumendi - La República - 19:32
En Argentine, le triomphe est strictement tribal. Lorsque le ballon roule, ces joueurs ne représentent pas seulement une fédération ; Ils sont le miroir d’une nation qui s’est résolue il y a plus d’un siècle dans les cours de récréation des écoles publiques.

Après le match de dimanche, il est difficile d'éviter de romancer l'argent, je vais essayer. Alors que le reste de l’Amérique latine regarde l’Argentine lutter contre ses crises économiques cycliques et féroces, le football a une fois de plus mis sur la table un paradoxe indéchiffrable pour ceux d’entre nous qui ne sont pas Argentins. Ayant atteint sa deuxième finale mondiale consécutive, le pays qui défie les lois de la gravité financière démontre, une fois de plus, une santé identitaire que j'envie du fond du cœur. Comment un pays aussi puni par ses gouvernements et ses crises peut-il avoir une cohésion sociale aussi indestructible ? Que se passe-t-il là-bas, malgré cela ? La réponse, bien sûr, n’est pas dans les portefeuilles, mais dans une physionomie sociale unique dans la région : l’Argentine est peut-être le seul pays d’Amérique latine à avoir réussi à concrétiser son idée de nation. C'est une nation, elle y est parvenue.

Pourquoi les Ramones étaient-ils si vénérés en Argentine ? Pourquoi y a-t-il pour nous des personnages aussi énigmatiques qu’Indio Solari ? Pourquoi sont-ils si bons en football et dans les sports collectifs en général ? Pourquoi sont-ils si fanatiques ? Pourquoi ont-ils réussi à exporter leur culture dans le reste du monde, nous donnant au passage des personnages attachants et panaméricains ? Pourquoi sont-ils si bons en rock ? Pourquo...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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