Pendant des mois, le pouvoir UDB-PDG-CTRI a présenté l’interdiction d’exporter le manganèse brut à partir de 2029 comme l’acte fondateur de la souveraineté économique du Gabon. La ligne officielle ne laissait donc place à aucune ambiguïté : les richesses du sous-sol seraient désormais transformées sur place afin de créer des emplois, de la valeur ajoutée et une véritable base industrielle.
Le Gabon allait enfin imposer ses conditions. Puis est venu le temps de la négociation. Et là, le langage martial de la souveraineté s’est transformé en doux langage du compromis.
Dans la journée du 20 juillet, un protocole d’accord est signé entre le Gabon et le groupe Eramet, en présence des présidents Brice Clotaire Oligui Nguema et Emmanuel Macron. Une curiosité saute aussitôt aux yeux : l’échéance de 2029 est repoussée à 2031.
La grande mesure, pourtant présentée comme le socle de la souveraineté économique, commence... par un recul de...
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