Comme j'aimerais pouvoir présenter mes condoléances directement au regretté Père Emir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, que Dieu ait pitié de lui.
Il a un droit sur nous, non pas parce qu'il est un ancien dirigeant d'un pays frère, et c'est un droit que la Mauritanie a exercé au plus haut niveau à travers son président, mais plutôt parce que je sens qu'il a un droit sur moi, car j'ai été témoin d'une partie de sa conscience politique, de sa pensée non conventionnelle, de son amour profond pour mon pays et de la vision visionnaire et pleine d'espoir qu'il porte pour son avenir, c'est pourquoi je lui exprimerai mes condoléances en citant des passages de mes souvenirs ; Je l'ai récupéré dans sa niche en Mauritanie.
Le 12 décembre 2007, feu le Président Sidi Mohammed ben Cheikh Abdallah - que Dieu lui fasse miséricorde - m'a chargé de préparer une invitation pour que l'émir se rende en Mauritanie.
Le 2 février 2008, Son Altesse est arrivée à Nouakchott au début d'une visite de deux jours, et au début de la séance des dirigeants, j'ai été surpris par l'Emir qui m'a serré chaleureusement dans ses bras. J'ai d'abord considéré que c'était une sorte de geste qu'il ferait à quiconque lui serrait la main, mais il a vite dit - alors qu'il me tenait la main plus longtemps que d'habitude - qu'il a dit : Je t'ai suivi pour une interview télévisée il y a quelque temps, et j'ai dit : Cet homme est un incontournable pour moi, et maintenant je t'ai rencontré.
Force est de constater que l’émir a dressé, entre les deux rives, un tableau composite doré de Chinguetti, chargé du parfum de l’histoire, et de la Mauritanie, soucieuse de se tailler l’horizon de la modernité depuis la porte de la « démocratie », dans une rare édition arabe.
La séance a commencé confortablement et spontanément, et le Prince semblait joyeux et détendu. Il a dit du bien de la Mauritanie et présenté des idées, dont deux idées fondées sur une conscience culturelle et politique chevronnée.
L’un d’eux était son rêve de voir la ville de Chinguetti devenir, en trois ans, un demi-million d’habitants, avec leurs propres moyens de subsistance et activités productives. Voilà le personnage du leader politique qui s'accorde le droit de rêver de...
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