Le cinéma ne mentait pas... Comment la machine va-t-elle créer de nouveaux tyrans ?

بورناكا إل. دي سيلفا - Aljazeera - 01:19
Le problème n’est pas un conflit entre les humains et les machines intelligentes, mais plutôt notre capacité à gouverner la technologie avant qu’elle ne dépasse la capacité de nos institutions. L’intelligence artificielle recèle un énorme potentiel pour établir la paix et développer les sociétés.

L’intelligence artificielle est devenue une technologie stratégique essentielle au 21e siècle. Contrairement aux révolutions technologiques précédentes, elle représente aujourd’hui un atout économique, un outil géopolitique et une force militaire et sociétale qui affecte profondément les démocraties, les structures économiques, la paix mondiale et l’avenir des emplois pour les générations successives.

La concentration de ses vastes capacités entre les mains de quelques sociétés multinationales appartenant à des « géants de la technologie » milliardaires a soulevé des questions sans précédent sur la souveraineté, la responsabilité, la sécurité et les droits de l’homme et du travail.

Comme l’a souligné le secrétaire général de l’ONU António Guterres devant le Conseil de sécurité, la question n’est plus : sommes-nous contrôlés par l’intelligence artificielle ? Plutôt : comment empêcher cette concurrence technologique de saper la stabilité mondiale ? Comment pouvons-nous garantir qu’il reste un outil au service de l’humanité et non un substitut à la volonté humaine, ou une arme de destruction massive, comme l’ont clairement démontré les récentes pratiques israéliennes à Gaza et au Liban ?

Ce défi dépasse sa dimension technique pour inclure la cybersécurité, les armes autonomes, la désinformation, les inégalités économiques, la protection des infrastructures critiques et le droit international.

Mon argument ici est que l’intelligence artificielle n’est pas un ennemi de l’humanité, mais que le véritable danger réside plutôt dans le monopole des régimes autoritaires et des milliardaires, dans ses capacités avancées, et que cela est exacerbé par la concurrence géopolitique et la faible gouvernance mondiale.

Par conséquent, le Conseil de sécurité doit aller au-delà des déclarations formelles et assumer sa responsabilité dans l’établissement d’un cadre international global qui sauvegarde la volonté humaine, renforce la surveillance multilatérale, protège la paix mondiale et garantit un accès équitable aux fruits de cette évolution.

Le Conseil de sécurité doit reconnaître que la gouvernance nécessite des cadres applicables intégrant des garanties juridiques et éthiques, afin que la technologie reste au service de l’humanité et non son maître.

Lettre du Pape Léon XIV « Magnifica H...
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