Pesticides : l’Assemblée nationale adopte le projet de loi d'urgence agricole : Actualités - Orange

Orange - 21/07
L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi d’urgence agricole dans la nuit du 20 au 21 juillet, autorisant sous dérogations la réintroduction de certains pesticides. Malgré des débats houleux et le recours au veto gouvernemental face à l'opposition, le texte attend désormais la validation finale du Sénat. L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit du lundi au mardi 21 juillet le projet de loi d’urgence agricole, ouvrant la voie à la réintroduction dérogatoire de certains pesticides. Vote serré, veto gouvernemental et tensions politiques ont rythmé d'ultimes débats particulièrement houleux, indique Franceinfo. Le texte a été approuvé par 296 voix contre 224, portées par la majorité et la droite face à l’opposition de la gauche. Ce compromis issu de la commission mixte paritaire autorise l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) à accorder des dérogations pour deux néonicotinoïdes interdits en France mais tolérés par l'Union européenne : l'acétamipride et le flupyradifurone. Cette mesure apparaît en soutien à des filières agricoles en grande difficulté. Fracture dans le camp présidentiel La soirée a basculé lorsque le gouvernement a usé de son droit de veto pour bloquer le vote d’amendements soutenus par plusieurs figures du bloc central, dont Élisabeth Borne. Les textes n'ont ainsi pas pu être soumis à l’hémicycle. Une inflexibilité saluée par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, mais vivement critiquée par plusieurs figures comme Gabriel Attal ou la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, qui envisagerait de démissionner, selon les informations de TF1-LCI. Son entourage fait part d'un désaccord "sur le fond comme sur la forme". Sécheresse, stockage d'eau et vives tensions Outre la protection des cultures, la loi ambitionne de préserver la souveraineté alimentaire française. Elle simplifie l'aménagement de retenues d'eau pour faire face à la sécheresse, y compris en zones humides, et accélère la construction de bâtiments d'élevage. Le projet renforce également le pouvoir des producteurs lors des négociations avec les industriels du secteur. L'opposition de gauche a immédiatement dénoncé un "passage en force" antidémocratique. Les députés écologistes et insoumis ont vivement fustigé la méthode gouvernementale et déploré ce qu'ils qualifient de recul écologique majeur. Le texte doit désormais recevoir la validation définitive du Sénat ce mardi. La ministre assure qu'il ne s'agit pas d'une réintroduction de pesticides interdits Face au tollé, la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, est montée au créneau sur France Inter pour démentir toute "réintroduction" de l'acétamipride et du flupyradifurone. Elle martèle qu'aucune dérogation ne sera accordée sans le feu vert strict de l'Anses, renvoyant l'arbitrage à l'expertise scientifique. Précisant que cette disposition issue d'un amendement parlementaire ne figurait pas dans le projet initial du gouvernement, Annie Genevard a assuré que ces levées d'interdiction resteraient exceptionnelles, temporaires et réservées aux seules filières en détresse, à l'instar de celle de la noisette.

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi d’urgence agricole dans la nuit du 20 au 21 juillet, autorisant sous dérogations la réintroduction de certains pesticides. Malgré des débats houleux et le recours au veto gouvernemental face à l'opposition, le texte attend désormais la validation finale du Sénat.

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