L'histoire pourrait sortir d'une fiction absurde. Un oligarque russo-arménien, assigné à résidence pour avoir soutenu l'idée "d'un coup d'État" avec la complicité de l'Église, lance un parti politique seulement quelques mois avant les élections avec comme objectif de devenir le nouveau premier ministre de son pays. En Arménie, cette histoire est bien celle d'un homme : Samvel Karapetyan. L'homme le plus riche du pays.
Pour montrer sa puissance, il appelle son parti "Arménie forte". Le scénario semble pourtant voué à l'échec. Car même en cas de victoire, il ne pourrait légalement pas accéder au poste de Premier ministre car la Constitution interdit cette fonction aux personnes possédant une double nationalité. Un obstacle qui, selon lui, pourrait être levé par une simple révision constitutionnelle.
Avec une fortune estimée à plus de 4 milliards de dollars (équivalent à près de la moitié du budget public arménien) selon Forbes, Karapetyan a vu son visage recouvrir les panneaux d'affichage d'Erevan, la capitale arménienne, lors de la campagne électorale de ces derniers mois. Mais le 7 juin dernier, la sentence est tombée : c'est le candidat considéré comme le plus "pro-européen", Nikol Pachinian, qui a finalement été reconduit à la tête du pays, au grand dam de Karapetyan et ses supporters. Pour l'oligarque, ces chiffres sont néanmoins loin d'être un échec total : alors que les sondages ne lui donnaient que 6 % des votes, son ...
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