Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran n’a jamais été vraiment accompagné d’un accord politique, rappelle Michel Liégeois, professeur en relations internationales à l’UCLouvain. Celui-ci devait encore être construit. Par ailleurs, si la trêve s’est effondrée, c’est "parce que les deux camps estiment que l’autre l’a violée". Chaque camp présente la reprise du conflit comme de la légitime défense.
"Il est clair que la perspective n’est pas positive parce que la logique d’escalade a clairement repris le dessus", insiste le professeur en relations internationales. Par ailleurs, "on voit bien que les enjeux dépassent largement le face-à-face entre les États-Unis et l’Iran, puisqu’il implique les États de la région." Ce regain d’intensité dans les attaques de part et d’autre s’explique, nous dit l’expert, car "chacun, ne raisonne pas tellement en termes d’intérêt à long terme, mais plutôt en termes de crédibilité à court terme."